Trou dans la couche d’ozone, le retour

Le 24 août 2011 par Geneviève De Lacour
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Le trou de la couche d’ozone semble réapparaître une fois de plus au-dessus de l’Antarctique. Ce sont les Nations unies qui l’affirment. Et l’ONU d’ajouter que cette année, le mitage de cette couche est équivalent à la moyenne relevée au cours de la dernière décennie. Pourtant, l’organisation météorologique mondiale (OMM) note qu’il est trop tôt pour faire un premier bilan en ce qui concerne cette couche essentielle pour la protection de la vie sur Terre contre les rayons ultra-violets.

En Antarctique, le trou de la couche d’ozone est un phénomène récurrent, qui réapparaît chaque année au moment de la transition hiver-printemps. Il est généré par l’interaction entre des températures extrêmement basses dans la stratosphère et la présence de substances chimiques (notamment les chlorofluorocarbures -CFC). Malgré les efforts réalisés au plan international pour réduire les émissions de ces produits chimiques, leur espérance de vie est telle que plusieurs dizaines d’années seront nécessaires pour atteindre les concentrations mesurées dans les années 1980.

A la mi-août, la taille du trou de la couche d’ozone était normale par rapport à la moyenne des années précédentes tout en étant plus étendue que celui de 2008 et 2010, et inférieure à celui de 2009.

C’est après la nuit polaire, lorsque le soleil revient en Antarctique, que le trou est supposé croître. Sa taille dépend des conditions météorologiques. Mais elle est aussi liée à un hiver très rigoureux dans la stratosphère, la couche de l’atmosphère située entre 8 et 60 kilomètres d’altitude. Pour surveiller l’évolution de ce trou dans les prochaines semaines et les prochains mois, l’OMM et la communauté scientifique utilisent différents moyens d’observations;des instruments au sol, des sondes, mais aussi les satellites, tout comme des données météorologiques.

L’apparition de ce trou varie considérablement d’une année à l’autre, dépendant du vortex polaire (circulation atmosphérique tourbillonnaire) et de la disponibilité de la lumière du jour après la nuit polaire. Les premières mesures au sol réalisées cette année indiquent l’apparition des premiers signes de réduction de cette couche d’ozone, notamment au niveau des sites localisés à proximité du vortex.

 


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