Trop de sel dans les médicaments effervescents?

Le 04 décembre 2013 par Romain Loury
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Les médicaments effervescents augmentent le risque d'hypertension
Les médicaments effervescents augmentent le risque d'hypertension

A forte teneur en sel, les médicaments effervescents, solubles ou dispersibles dans l’eau, pourraient accroître le risque cardiovasculaire, en particulier chez ceux devant suivre un traitement au long cours, suggère une étude britannique publiée dans le British Medical Journal (BMJ).

Exemple, le paracétamol 500 mg: un comprimé dispersible contiendrait jusqu’à 0,43 g de sodium, un comprimé effervescent jusqu’à 0,39 g. A raison de 8 comprimés par jour (dose maximale), un patient se retrouve très largement au-dessus des apports recommandés en sodium.

Et ce sans tenir compte de son alimentation, déjà bien trop salée, comme dans l’ensemble des pays occidentaux. De quoi craindre que ces médicaments entraînent quelques effets cardiovasculaires indésirables, le sel constituant un facteur bien établi d’hypertension.

Menée sur une base de données nationale regroupant plus de 500 généralistes britanniques, l’étude de Jacob George, du Ninewells Hospital de Dundee, et ses collègues semble aller dans ce sens. Selon leur analyse de plus de 61.000 personnes ayant eu un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC), fatal ou non, ils montrent que celles-ci s’étaient plus souvent fait prescrire de tels médicaments.

 

Plus de 7 fois plus d’hypertension

Comparées à des personnes ayant reçu des comprimés comparables (ni effervescents, ni solubles, ni dispersibles), celles qui ont pris les formulations incriminées avaient 16% plus de risques d’avoir eu un accident cardiovasculaire, avant tout un AVC. Signe évocateur, ils étaient même 7,16 fois plus à risque d’être hypertendus.

Pour les chercheurs, «ces résultats sont probablement d’une grande importance en termes de santé publique. La teneur en sodium de ces médicaments nous paraît un problème critique, auquel les agences réglementaires doivent s’atteler. Au minimum, le public devrait être averti [de ces risques potentiels], et ces médicaments devraient être aussi clairement étiquetés en ce sens que le sont les aliments».

Tel est pourtant déjà le cas: obligés de mentionner l’ensemble des excipients sur l’emballage, les laboratoires pharmaceutiques sont tenus d’indiquer la teneur en sodium d’un médicament, dès que chaque dose unitaire (par exemple un comprimé) contient plus de 1 millimole (mmol) de sodium, soit 0,023 g.

 



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