Trop de sacs en peau de serpents!

Le 25 juillet 2011 par Geneviève De Lacour
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le comité de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, dites CITES, ou Convention de Washington, se réunissait la semaine dernière à Genève pour discuter de la commercialisation des peaux de serpents pour le marché des produits de luxe. Mais il a aussi examiné d’autres espèces menacées.

Ainsi, trois espèces de serpents, toutes originaires du sud-est asiatique sont particulièrement menacées. Il s’agit du Dhaman ou orientale obscure (Ptyas mucosus), du python réticulé (Python reticulates) et du cobra d’Indonésie (Naja sputatrix). 20 autres espèces de serpents sont exploitées pour la recherche biomédicale et l’industrie alimentaire ou capturées pour en faire des animaux de compagnie. Leurs peaux sont vendues comme accessoires de cuir dans les boutiques de luxe d’Europe et d’Amérique du nord. Le comité a donc décidé de renforcer les contrôles sur ces espèces.

«Les serpents de la jungle asiatique jouent un rôle vital pour le maintien des écosystèmes», note le Programme des Nations unie pour la protection de l’environnement (Pnue), dans un communiqué publié le 22 juillet dernier. «Si les serpents venaient à disparaître des rizières ou des zones cultivées, leur proies seraient laissées sans prédateurs ce qui pourrait avoir un effet dévastateur sur la production agricole» explique le Pnue dans sa note. Le sud-est asiatique devient ainsi une plaque-tournante du trafic de serpents en raison d’une riche biodiversité, d’une pression démographique croissante et aussi parce que les populations locales exploitent largement les ressources naturelles pour leur survie.

Les experts du CITES ont également examiné la situation des macaques à longue queue (Macaca fascicularis) utilisés en recherche biomédicale. La commercialisation de cette espèce originaire de Chine, d’Indonésie et du Cambodge s’est rapidement développée depuis 2004. Elle est devenue l’une des espèces de mammifères les plus exploitées au monde.

L’occasion aussi pour le comité de passer en revue la méthodologie d’évaluation des stocks d’esturgeons (Acipenser sturio) et de poissons spatules (Pollydon spathula) en mer Caspienne. Plusieurs pays, dont l’Iran et l’Azerbaïdjan, présents à la réunion ont d’ailleurs annoncé un moratoire sur la pêche à l’esturgeon sauvage en 2011.

Les experts du CITES se sont également montrés inquiets quant au statut du requin et ont appelé à une collaboration avec la FAO pour la mise en place d’un plan international d’action et la révision de la réglementation en matière de pêche aux requins.

A noter que la convention CITES a pour objectif de garantir que le commerce international des espèces inscrites dans ses annexes ne nuise pas à la biodiversité.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus