Trop de portes freinent l’efficacité énergétique du bâtiment existant

Le 21 mars 2008 par Victor Roux-Goeken
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«Avec une consommation croissante d’énergie, les prix élevés de l’énergie et la hausse des émissions de CO2, l’impératif d’accroître l’efficacité énergétique [du bâtiment] est plus forte que jamais», rappelle Nobuo Tanaka, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Pour l’AIE, le coût des «éco-technologies» n’est plus un argument valable pour justifier le manque d’efficacité énergétique du bâtiment existant dans le monde. Alors que ce secteur compte pour plus de 40% de la consommation mondiale d’énergie primaire, émet 24% des émissions mondiales de CO2, l’AIE estime que la difficulté à mieux maîtriser la consommation des bâtiments est due aux obstacles du marché.

Dans son rapport co-écrit avec l’Agence française de développement (AFD) et intitulé «Promotion des investissements d’efficacité énergétique: études de cas dans le secteur résidentiel», l’agence s’est appuyée sur des exemples pris au Japon, Etats-Unis, France, Allemagne et Royaume-Uni, qui illustrent les politiques et mesures améliorant l’efficacité énergétique du bâtiment existant.

Principales barrières pour arriver à l’efficacité: difficultés à l’accession au capital, thèmes énergétiques qui ne sont toujours pas prioritaires, informations discordantes, intérêts divergents des investisseurs et consommateurs finaux d’énergie.