Trop de mauvais cholestérol pour 1 Français sur 3

Le 25 septembre 2013 par Romain Loury
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Le mauvais cholesterol engendre infarctus du myocarde et AVC
Le mauvais cholesterol engendre infarctus du myocarde et AVC

Près d’1 adulte français sur 3 présente de l’hypercholestérolémie LDL, facteur de risque cardiovasculaire, selon une étude publiée mardi 24 septembre dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Surnommé «mauvais cholestérol», le cholestérol LDL engendre des maladies cardiovasculaires, dont les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Un facteur de risque présent chez 29,7% des Français, selon les chiffres 2006-2007 de l’étude nationale Nutrition-santé (ENNS) publiés mardi par l’InVS.

Menée sur l’ensemble du territoire métropolitain (hormis la Corse), l’ENNS révèle une concentration moyenne de 1,27 gramme par litre de cholestérol LDL chez les personnes de 18 à 74 ans, sans différence significative entre les hommes et les femmes [1]. Le seuil élevé, à 1,6 g/l, est dépassé par 20,1% des personnes interrogées, et 12,5% d’entre elles reçoivent un traitement hypolipémiant, le plus souvent une statine.

D’où, selon l’InVS, un taux global de 29,7% d’hypercholestérolémie LDL, mesurée ou traitée, dans la population française. Il s’élève à 49,1% dans la tranche des 55-64 ans, et à 55% dans celle des 65-74 ans.

En baisse?

Si ces chiffres paraissent élevés, ils pourraient en réalité révéler une baisse depuis quelques années. Un objectif fixé par le programme national Nutrition-santé (PNNS) et la loi de santé publique d’août 2004, qui prônent une réduction de 5% de la cholestérolémie moyenne par rapport à la valeur référence de 1,53 g/l, déterminée en 1996 chez les hommes âgés de 35 à 64 ans inclus dans l’enquête Monica.

Seul hic, il est difficile de comparer les résultats de l’ENNS, conduite sur l’ensemble du territoire métropolitain, à ceux de Monica, menée uniquement sur trois départements (Nord, Bas-Rhin, Haute-Garonne) où la cholestérolémie serait plus élevée. D’où la nécessité de renouveler l’enquête ENNS, travail prévu en 2014, indique l’InVS.

[1] Les femmes sont en revanche mieux dotées en termes de cholestérol HDL, ou «bon cholestérol». Elles sont 58,9% à en avoir un taux sanguin supérieur à 0,60 g/l (valeur recommandée), contre seulement 27,9% des hommes.



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