Trop de CO2, c’est moins d’eau dans l’air

Le 07 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C’est l’un des processus naturels les plus répandus qui est en jeu: la photosynthèse. Ou tout du moins, l’une de ses conséquences: le rejet par les plantes de vapeur d’eau, l’un des déchets de la photosynthèse avec le dioxygène.

 

Dans un article publié dans les Annales de l’académie américaine des sciences (Pnas, selon l’acronyme anglais), une équipe de chercheurs des universités de l’Indiana et d’Utrecht (Pays-Bas) montre que l’accroissement de la concentration dans l’air de gaz carbonique réduit (jusqu’à -34% par 100 parties pour million de CO 2 supplémentaires dans l’air) le nombre de stomates à la surface des feuilles de plantes. C’est par ces petits pores, que l’on compte par milliers par millimètre carré de surface de feuille, que les végétaux expulsent dans l’air les résidus de la photosynthèse: oxygène et vapeur d’eau.

 

Le phénomène, qui n’a pour le moment été mis en évidence que sur 9 espèces de Floride (des confinères et des angiospermes), n’est pas encore bien expliqué. S’il se confirmait, il pourrait avoir des conséquences dramatiques. Dans un second papier, les mêmes chercheurs tentent d’évaluer les conséquences d’un doublement de la concentration de gaz carbonique dans l’air. Les scientifiques estiment qu’en expirant moins de vapeur d’eau (parfois moitié moins pour certaines espèces), les végétaux transformés par la carbonisation croissante de l’atmosphère risquent de modifier les cycles hydrologiques. Un air plus sec et plus chaud pourrait notamment diminuer la pluviométrie de certaines régions.



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