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Trop de bruit dans les hôpitaux

Le 02 janvier 2006 par Claire Avignon
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hopital
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Dans un article scientifique, des chercheurs américains mettent en garde contre le bruit dans les hôpitaux qui ne cesse d'augmenter au fur et à mesure des années, et dépasse les normes internationales. Pourtant, le problème est toujours peu pris en compte.

Depuis les années 1960, le niveau sonore moyen des hôpitaux du monde entier durant le jour a augmenté de 57 à 72 décibels (dB). La nuit, la moyenne est passée de 42 à 60 dB. Ces chiffres, qui varient peu d'un hôpital à l'autre, proviennent d'une étude de 2 chercheurs de l'université John Hopkins (Etats-Unis) parue dans le numéro de décembre du Journal of the acoustical society of America. Or l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que le niveau sonore ne dépasse pas 40 dB de jour comme de nuit, et même 35 dB dans les chambres des patients.

Sont en cause: les alarmes, la climatisation, le système de ventilation, les téléphones, les voix du personnel, etc. Bref, les sources sonores apparaissent de plus en plus nombreuses. Par ailleurs, les surfaces des hôpitaux, qu'il s'agisse des sols, des murs ou des plafonds, réfléchissent le son plus qu'elles ne l'absorbent.

«Un sérieux problème existe», insistent les acousticiens américains, Ilene J Busch-Vishniac et James E. West. Car les patients ont plus de mal à dormir, ce qui peut ralentir le processus de guérison. D'une manière générale, l'OMS estime que «le bruit peut être à l'origine de déficits auditifs, gêner la communication, perturber le sommeil, avoir des effets cardio-vasculaires et psychophysiologiques, compromettre la qualité du travail et provoquer des réactions d'hostilité ainsi que des changements de comportement social.» Le brouhaha reste d'ailleurs l'une des sources majeures de plaintes de la part des patients, mais aussi du personnel hospitalier.

Pour aller plus loin que ce simple constat, les chercheurs ont procédé à des changements dans l'hôpital John Hopkins. Ainsi, les acousticiens ont introduit un système de communication pour les employés des soins intensifs pédiatriques permettant d'éviter l'utilisation de haut-parleur. Dans un autre service, Ilene J Busch-Vishniac et James E. West ont installé un plafond qui a divisé par 3 la réverbération. Il a par ailleurs reçu un traitement anti-bactérien, car les surfaces qui absorbent les bruits, à l'instar des moquettes, s'avèrent généralement être des nids à organismes infectieux.




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