Triman, un pictogramme fantôme

Le 24 avril 2015 par Stéphanie Senet
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Obligatoire, le nouveau pictogramme n'est affiché que dans 20% des cas.
Obligatoire, le nouveau pictogramme n'est affiché que dans 20% des cas.

Obligatoire depuis le 1er janvier dernier sur une grande partie des emballages, le logo indiquant la recyclabilité des produits (Triman) n’est appliqué que dans 20% des cas, selon le rapport diffusé le 23 avril par l’association UFC-Que Choisir.

Conçu pour inciter les consommateurs à privilégier les produits recyclables, Triman est loin d’être connu du grand public. La raison en est simple. Obligatoire depuis le décret du 23 décembre 2014, il n’est tout simplement pas appliqué et, quand il l'est, il s’ajoute à d’autres logos de tri (comme le Point vert d’Eco-Emballages), ce qui accroît la confusion des citoyens.

L’enquête réalisée par l’UFC-Que Choisir entre le 30 mars et le 3 avril 2015 sur 80 produits issus de 5 catégories (boissons, produits pour le petit-déjeuner, épicerie sucrée et salée, hygiène et beauté, produits frais) le confirme. Seuls 20% des produits l’affichent réellement sur leur emballage. Un bémol toutefois: l’obligation réglementaire permet aussi aux producteurs de diffuser cette information sur la notice, sur un site internet ou sur tout autre support (sans garantie d’efficacité).

En revanche si Triman n’explique pas comment trier, c’est tout à fait normal. Son objectif a toujours été limité au caractère recyclable d’un produit. Cette information est en revanche diffusée par une signalétique mise au point par Eco-Emballages, mais utilisée sur le mode du volontariat.

Pour le reste, le bilan de l’association UFC-Que Choisir rappelle des informations déjà connues: la hausse des déchets ménagers et assimilés entre 2005 et 2011[1], la baisse du stockage, la progression de l’incinération et du recyclage. Notons aussi la hausse des contributions aux filières à responsabilité élargie du producteur (1,04 milliards d'euros en 2012) et des prélèvements par les collectivités (5,45 Md€ en 2012).



[1] Selon les chiffres de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)

 



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