Tricastin: les eaux souterraines sont surveillées

Le 24 juillet 2008 par Agnès Ginestet
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Les préfets de la Drôme et du Vaucluse ont définitivement levé les mesures de restriction d’utilisation d’eau le 22 juillet, en abrogeant les arrêtés pris par mesure de précaution les 8 et 11 juillet 2008 suite au déversement accidentel d’uranium qui s’est produit dans la nuit du 7 au 8 juillet à l’usine Socatri sur le site nucléaire du Tricastin. Cette décision, préconisée par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) «sous réserve d’une surveillance élargie», est notamment basée sur «la diminution et le caractère limité de la pollution issue de la société Socatri, tant pour les eaux de surface que pour les eaux de nappe, les sédiments, les végétaux ou les poissons».
Les deux préfectures précisent toutefois qu’un «marquage ancien» à l’uranium dépassant ponctuellement le seuil de 15 microgrammes par litre (µg/l) recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans les eaux brutes servant pour l’eau potable a été constaté au niveau de certains forages privés, «sur un nombre de points très limité».

Dans le cadre d’un plan de surveillance élargi et de la poursuite de l’étude sur l’état radiologique et chimique des eaux de la nappe alluviale du site, sera notamment effectuée une analyse des forages privés des habitations non raccordées au réseau d'eau potable situés dans une certaine zone autour du site du Tricastin. Selon les préfectures, tout dépassement du seuil de 15 µg/l conduira à la mise en place d'une surveillance quotidienne, et tout dépassement ponctuel de la valeur de 30 µg/l d'uranium, ou de 15 µg/l pendant plus d'une semaine, donnera lieu à une concertation entre les préfectures, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’IRSN concernant les mesures à mettre en œuvre pour le forage concerné.

D’après l’AFP, une riveraine du site nucléaire dont l’habitation est alimentée par la nappe phréatique a porté plainte contre X. «Il y a un préjudice matériel et financier indéniable (…) Du jour au lendemain, ne plus pouvoir utiliser l'eau, ne plus pouvoir se laver, ce n'est pas normal» estime-t-elle, précisant que son puits a déjà présenté des teneurs en uranium parfois proches de 70 µg/l.


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