Tri des déchets : le Syctom entre dans le débat

Le 04 juillet 2019 par Stéphanie Senet
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31% des déchets traités par le Syctom sont recyclés
31% des déchets traités par le Syctom sont recyclés
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Le Syctom a présenté, ce 4 juillet, son «Grand défi» : un plan d’actions visant à accroître le taux de recyclage des déchets en Ile-de-France, qui s’élève aujourd’hui à 31%.

Alors que la reconstruction de l’usine d’incinération d’Ivry Paris XIII reste fortement contestée par les associations[1] et certains élus locaux, l’agence métropolitaine des déchets ménagers (Syctom) annonce vouloir améliorer le tri et le recyclage des déchets de 6 millions de Franciliens. Chaque année, elle traite 2,3 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés provenant de 85 communes. Mais 31% seulement sont recyclés.

Résultant d’une concertation associant 187 parties prenantes –producteurs et opérateurs de déchets, bailleurs, collectivités et associations-, cette stratégie est dotée d’une enveloppe de 250 millions d’euros d’ici à 2025.

Ambassadeurs de tri

Le contenu reste plus flou. Il prévoit «d’informer les jeunes», «développer la connaissance des modes de traitement». Plus concret, il doit accroître le réseau d’ambassadeurs de tri (300 en 2021 et 600 en 2025) et lancer des expérimentations sur la tarification incitative. «Aucune collectivité ne l’a mise en place aujourd’hui. Nous comptons la tester dans trois communes dont Marnes-la-Coquette qui a indiqué vouloir y participer», précise Martial Lorenzo, directeur général du Syctom.

Autres objectifs : faire évoluer le cadre législatif et réglementaire. En inscrivant notamment, dans les plans locaux d’urbanisme, des prescriptions spécifiques pour les locaux dédiés aux déchets qui pourraient prévoir du réemploi et de la réparation. Le Syctom souhaiterait aussi participer à de actions de plaidoyer pour «faire évoluer la gouvernance des éco-organismes et créer une autorité de contrôle». Rien de concret, en revanche, sur la réduction à la source des déchets.

Côté biodéchets, «il est nécessaire de viser les restaurants et les marchés plutôt que la collecte en domicile sinon on n’atteindra jamais de massification», affirme Jacques Gautier, président du Syctom, qui précise que la collecte ne relève pas de la compétence de l’agence.

Quant au sujet brûlant du moment –la consigne des emballages-, le Syctom rejoint la colère grandissante exprimée par l’association Amorce et la Fédération des entreprises du recyclage (Federec). «On ne traite pas un problème en ne prenant en compte qu’une petite partie», résume le président du Syctom, en référence aux seules bouteilles en plastique visées par le dispositif en cours d’élaboration. A l’origine de cette évolution, l’éco-organisme Citeo a envoyé, le 3 juillet, une lettre aux collectivités pour calmer le jeu. Il leur propose de mettre en œuvre, d’ici à 2025, un projet alliant l’extension des consignes de tri, la consigne des bouteilles en plastique et l’incorporation de 30% de plastique recyclé dans les bouteilles.

 

 

 



[1] Deux recours en justice ont été déposés contre le permis de construire et contre le permis d’exploiter

 



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