Très légère décarbonisation du secteur électrique européen

Le 21 novembre 2006 par Enerpresse
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Pour la cinquième année consécutive, Enerpresse et PricewaterhouseCoopers publient leur rapport sur les émissions de CO2 des 23 plus importants électriciens européens.

Comme l'année précédente, la tendance des rejets carbonés des électriciens est plutôt à la baisse. En 2005, la production des entreprises «benchmarkées» s'est élevée à 2.110 térawattheures (TWh), en hausse de 0,4%. Parallèlement, l'impact climatique est comparable à celui de 2004, puisque les émissions de CO2 n'ont augmenté «que» de 255.687 tonnes, soit une hausse de 0,03%. Ces évolutions expliquent la très légère inflexion du facteur carbone, qui passe à 373 kg/CO2/MWh, en 2005, contre... 374 kg/CO2/MWh en 2004. Cette quasi-stagnation masque bien des évolutions.

Si les rejets des champions de l'émission que sont RWE, E.ON, Vattenfall et Endesa (362 millions de tonnes à eux quatre, soit presque autant que la Pologne) restent stables, tel n'est pas le cas de l'Enel, de Fortum ou de PVO qui voient chuter leurs rejets, respectivement de 9%, 63% et 66%. Des performances imputables aux arrêts de tranches thermiques (Enel), à la forte productivité des centrales hydroélectriques (Fortum) et à d'importantes importations (PVO). Pour des raisons exactement inverses, le bilan carbonique de SSE, d'Iberdrola et de EPD s'alourdit sensiblement.

Peu enthousiasmants, ces résultats ne reflètent pas (encore) les politiques engagées par de nombreux électriciens. Les grands charbonniers (RWE, E.ON, Enel ou CEZ) accroissent les rendements de leurs centrales thermiques. Nombreux aussi sont ceux qui devraient mettre en service des cycles combinés au gaz, dont les plus performants émettent deux fois moins de CO2 qu'une installation au charbon. D'autres poussent les feux du nucléaire, soit en cherchant à allonger la durée de vie de leurs installations (EDF, BE et CEZ), soit en construisant de nouvelles tranches (PVO, EDF). La plupart développent aussi leur parc de production utilisant les énergies renouvelables (ENR). L'étude souligne que 6.500 mégawatts (MW) de centrales vertes devraient être mis en service dans les années qui viennent.

Longtemps boudé, le mécanisme de développement propre (MDP) commence à être utilisé. Les compagnies européennes sont impliquées dans 65 projets MDP validés, représentant 125 millions de crédits d'émission supplémentaires.




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