Tremblante, la France entre dans le rang

Le 02 octobre 2013 par Romain Loury
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La France rouvre ses frontières au lait issu d’élevages touchés par la tremblante.
La France rouvre ses frontières au lait issu d’élevages touchés par la tremblante.
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La France a décidé de rouvrir ses frontières au lait issu d’élevages caprins et ovins touchés par la maladie de la tremblante classique, se mettant ainsi en conformité avec la législation européenne.

A l’origine de ce litige opposant la France à la Commission européenne, le règlement n°727/2007 qui a mis fin à l’obligation d’abattre un troupeau ovin ou caprin atteint de la tremblante classique, une encéphalopathie spongiforme transmissible (EST) proche de l’ESB des bovins.

En février 2009, la France décidait cependant d’interdire l’importation de lait et de produits laitiers issus de tels élevages. Une mesure de précaution prise malgré plusieurs avis d’experts, selon lequel le risque de transmission à l’homme d’une EST ovine ou caprine est extrêmement faible.

Après un long bras de fer, la Cour européenne de justice, saisie par la Commission en octobre 2011, a donné tort à la France en juillet dernier. C’est ce jugement que vient d’appliquer la France, en abrogeant le litigieux arrêté du 25 février 2009, et ce par un autre arrêté publié le 22 septembre au Journal officiel.

Idem pour les élevages français, où ceux touchés par la tremblante classique pourront aussi écouler leur lait sur le marché, selon deux autres arrêtés publiés le même jour [1]. Du moins pour la consommation humaine: pour le reste, le lait et les produits laitiers provenant des caprins et des ovins «destinés à être mis à mort ou détruits» resteront interdits pour l’alimentation des ruminants, «sauf au sein de cette exploitation».

32 foyers français en 2012

Quant au lait issu d’élevages touchés par la tremblante atypique (maladie qui, contrairement à ce que son nom indique, constitue la grande majorité des cas de tremblante), il continue à pouvoir être utilisé pour la consommation humaine ou animale.

En 2012, 32 foyers de tremblante ont été recensés en France, dont 28 de forme atypique et 4 de forme classique, selon un bilan publié sur le site du ministère de l’agriculture. 24 ont touché des élevages ovins, 8 des caprins. Ce chiffre n’a cessé de baisser depuis 2006, année où 342 foyers avaient été observés.

[1] Le premier de ces arrêtés a trait aux élevages caprins, le second aux élevages ovins.



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