Transports : le nouveau projet de Snit est publié

Le 28 janvier 2011 par Célia Fontaine
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Le ministère en charge de l’écologie a présenté le 27 janvier une nouvelle version de l’avant-projet du schéma national d’infrastructures de transport (Snit). Le texte est en consultation jusqu’au 27 février 2011 sur le site du ministère. Il devrait être adopté avant l’été.

Application de la loi Grenelle I votée durant l'été 2009, le Snit fixe les grandes orientations de la France pour les 20 à 30 années à venir en matière d’infrastructures de transport.

Une première mouture a été présentée en juillet 2010 (dans le JDLE). La nouvelle version tient compte de l’avis de l’Autorité environnementale (dans le JDLE), des remarques du Comité national du développement durable et du Grenelle de l’environnement, ainsi que de contributions d’élus, d’acteurs du monde économique ou associatif ou encore de particuliers, selon le ministère.

En termes de moyens, le Snit devrait bénéficier de 166 milliards d'euros d'investissement[1], contre 170 milliards prévus initialement. Les projets de transports publics du Grand Paris (32,4 milliards €) ont été retirés de l'addition.

Le ferroviaire va bénéficier de 62,2 % des investissements préconisés, suivi des transports collectifs urbains (18,1 %), du fluvial (9,7 %), de la route (7,8 %), des ports (1,8 %) et de l'aérien (0,6 %).

Est renforcée l’affirmation selon laquelle il faut moderniser et optimiser les infrastructures existantes avant le développement de nouvelles.

S’agissant de la route, est prévue « une meilleure prise en compte des enjeux liés à l’amélioration de l’accessibilité des territoires dont les populations souffrent d’enclavement ». Le Snit retient 18 projets routiers supplémentaires, qui totalisent 732 kilomètres et devraient coûter 8,4 milliards €. Ceux-ci s'ajoutent aux tronçons déjà déclarés d'utilité publique, soit 287 km de plus à construire.

La modernisation du ferroviaire passe par « une meilleure prise en compte des besoins d’adaptation de la capacité du réseau ferroviaire au développement des trafics ». Un accent est mis sur la desserte optimisée des territoires non directement desservis par le réseau des lignes à grande vitesse. « Parmi les projets ferroviaires, le nouveau document prolonge le ’TGV Paca’ (Marseille-Toulon-Nice) jusqu'à la frontière italienne, pose clairement comme objectif des parcours Paris-Brest et Paris-Quimper en trois heures et ajoute une amélioration des liaisons entre la Lorraine et la vallée du Rhône », précise l’AFP.

Le caractère multimodal et intégré est renforcé : sont prévues « de nouvelles actions pour soutenir le développement des chaînes intermodales dans le transport de marchandises et de voyageurs, le développement des plates-formes multimodales, l’intermodalité ferroviaire », indique le communiqué du 28 janvier. Il en va de même pour le développement des réseaux fluviaux et des plates-formes multimodales des grands ports maritimes.

Enfin, le Snit nouvelle version prévoit une meilleure intégration de la dimension européenne et une meilleure prise en compte des territoires transfrontaliers.



[1] La nouvelle version de l’avant-projet évalue non seulement les dépenses de développement mais aussi celles de modernisation et d’entretien.



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