Transports: le Gart exige de nouveaux leviers de financement

Le 14 septembre 2007 par Claire Avignon
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Lors d'une conférence, mercredi 12 septembre, l'association d'élus a prévenu que le mode de financement actuel des transports publics urbains ne sera pas suffisant pour répondre à la demande des Français mais aussi pour limiter les émissions de gaz à effet de serre du territoire.

C'est ce message que le président du Groupement des autorités responsables de transports publics (Gart), Michel Destot, a transmis au du ministre en charge de l'environnement, Jean-Louis Borloo, qu'il a rencontré mardi 11 septembre.

Le Gart s'appuie sur un rapport publié en collaboration avec l'Association des maires de grandes villes de France, l'Association des communautés urbaines de France et le groupe Caisse d'épargne. L'étude montre que 93% des agglomérations disposant d'un transport en commun en site propre (métro ou tramway) appliquent le taux maximum autorisé de «versement transport», ce qui montre les faibles marges de manoeuvre dont disposent les collectivités pour financer leurs projets et l'exploitation des lignes en service. Et ce, d'autant plus que l'Etat n'est plus une source de financement pérenne: sa part dans le financement des transports publics est passée de 6% en 1999 à 2% en 2005.

«Dans les 10 prochaines années, il va falloir trouver 10 milliards d'euros», estime Michel Destot. Car, au 31 décembre 2006, 600 kilomètres de projet de métro ou de tramway ont été enregistrés pour les 7 ans à venir (hors Ile-de-France). «C'est la fourchette basse de nos estimations», précise Chantal Duchene, directrice du Gart.

Le Gart observe trois sources de financement possibles: la fiscalité, les emprunts, et le budget de l'Etat. «Dans le premier cas, nous souhaitons l'affectation d'une partie de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) aux transports publics, et dans le second cas, nous voulons négocier des taux très bas, de l'ordre de 2%, sur une période beaucoup plus longue qu'à l'heure actuelle», précise Michel Destot qui compte moins sur le budget de l'Etat dont la participation peut fortement évoluer d'une année à l'autre. Le président du Gart plaide également pour le développement des partenariats publics-privés (PPP).




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