Transports ferroviaires: le 1er train à hydrogène roulera en Allemagne

Le 14 novembre 2017 par Marine Jobert
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Un cousin du Corail.
Un cousin du Corail.
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C’est signé: début 2021, 14 trains roulant à l’hydrogène emprunteront les rails de Basse-Saxe. Au pays de Volkswagen, Alstom vient de signer un contrat prometteur.

 

Coradia iLint. C’est le nom du train dont Alstom vient de vendre 14 exemplaires au Land de Basse-Saxe (Allemagne). Sa particularité? C’est le premier au monde à rouler à l’hydrogène. Silencieux, zéro émission, ce train est particulièrement adapté dans un pays où les locomotives carburent encore massivement au diesel et où près de 20.000 kilomètres de voies ne sont pas électrifiées. Montant du contrat: environ 200 millions d’euros, un prix qui comprend les rames et leur entretien pendant 30 ans, précise Alstom, dont la branche Transports vient de passer sous contrôle de Siemens. «Désormais, le transport ferroviaire non électrifié dispose d’une véritable alternative aux trains au diesel», s’est félicité Olaf Lies, le ministre des transports de Basse-Saxe.

 

Vous ne les trouverez pas en concession, faute de station-service pour les ravitailler. Mais si vous voulez tester les voitures à hydrogène, il suffit de prendre le taxi! Toyota a récemment livré trois ‘Mirai’ (‘futur’, en japonais), sa berline équipée d’une pile à combustible hydrogène à Hype, propriété de la Société du taxi électrique parisien (Step). Cette société de taxis, qui compte aujourd’hui une quinzaine de véhicules à Paris, entend en acheter 600 d’ici 2020 et essaimer dans d’autres villes de France.

Avec sa capacité d’emport de 300 passagers, une vitesse maximale de 140 km/h et une autonomie de 1.000 km, ce train a aussi séduit trois autres Lander, qui ont déjà signé des lettres d’intention pour une soixantaine de rames. Stocké sur le toit, l’hydrogène sera distribué par le groupe Linde qui va construire une station de distribution adaptée. Un investissement de 10 M€, financé par le gouvernement fédéral. La production d’hydrogène pourrait être générée par électrolyse et par l’énergie éolienne. La mise en service est prévue pour décembre 2021.

 

 

 



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