Transport du futur : les 27 pas convaincus

Le 10 juin 2011 par Sonja van Renssen
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De nombreuses capitales européennes sont sceptiques quant à l’ambition affichée par Bruxelles de réduire de 60% les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports d’ici 2050.
 
La réduction de 60% par rapport au niveau d’émission de 1990 est au cœur du Livre blanc sur les transports publié par la Commission européenne en mars. Les premières réactions des Etats membres à l’approche du débat ministériel du 16 juin à
 
Bruxelles montrent qu’ils doutent en général de la réalité de l’objectif.
 
Certains, comme la Pologne, soulignent que l’objectif exige des changements importants même avant 2030. Des changements qui vont nécessiter d’«énormes» dépenses, dont on ne sait pas aujourd’hui qui les financera. La réduction ne pourra se faire qu’aux dépens de la mobilité et un ralentissement de la croissance économique, conclut Varsovie.
 
La Pologne est un des nombreux pays à suggérer que le Livre blanc devrait plutôt porter sur la création d’un marché unique et intégré du transport à l’échelle européenne, mais pas sur la réduction des émissions du secteur. L’Allemagne, l’Espagne et la Suède ont également appelé à revoir les priorités. Ces pays ont placé le marché intérieur du rail en tête de liste.
 
De nombreuses capitales commencent également à ferrailler avec Bruxelles sur les objectifs plus détaillés proposés dans le Livre blanc. En particulier, le plan visant à reporter d’ici 2050 la moitié du transport de fret par route au-delà de 300 kilomètres vers le rail ou le fluvial.
 
Les Pays-Bas pensent qu’un tel changement modal serait «inefficace». L’Allemagne, en revanche, est plutôt pour, mais rejette les détails comme les distances, les volumes et les échéances. Berlin critique le Livre blanc sur le fait que certaines mesures «ne sont pas technologiquement neutres» -un sacro-saint principe du processus législatif européen.
 
Même la Suède, qui s’affirme comme l’un des meilleurs supporters de l’objectif de 60%, critique les «sous-objectifs» tels que le changement modal. Ils sapent la rentabilité du plan global, pour Stockholm.
 
Un comble: le gouvernement suédois qui «soutient avec force» l’objectif de 60% reproche à la Commission de «sous-estimer» les réductions d’émission possibles dans les transports.
 
Vienne, de son côté, «soutient avec emphase» l’objectif communautaire et attache «une importance spéciale» au changement modal proposé, que l’Autriche juge peu ambitieux.
 
De nombreux pays enfin, y compris l’Allemagne et la Pologne, auraient aimé voir plus d’attention accordée à l’innovation. L’Irlande et Chypre avertissent que l’incertitude sur le développement technologique signifie une incertitude sur la réalisation de l’objectif global de réduction d’émission.

  



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