Transport des marchandises

Le 25 mars 2005 par Claire Avignon
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rail route
rail route

A l'occasion de la Semaine internationale du transport et de la logistique qui s'est déroulée à Paris du 22 au 24 mars, l'Ademe est revenue sur les enjeux énergétiques et environnementaux du transport de marchandises. Les interlocuteurs ont essentiellement débattu de la prédominance du transport routier et des espoirs liés au combiné rail-route.

Les acteurs du débat sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (1) dans le transport de marchandises ont commencé par établir un bilan des différents modes de transports dans le monde. En dehors du transport maritime qui domine largement en terme de kilomètres effectués, c'est sans surprise la route qui voit sa part largement augmenter et dépasser celle du fret depuis les années 1970. «On prévoit non seulement une hausse du trafic des poids-lourds, notamment dans les pays hors OCDE (2), mais aussi une explosion de la demande en gasoil avec une hausse du prix hors taxe qui va très probablement déstabiliser le marché», commente Alain Morcheoine, directeur de l'air, du bruit et de l'efficacité énergétique à l'Ademe.

Devant cette perspective, le transport combiné rail-route apparaît comme une alternative intéressante pour réduire de manière significative les émissions de gaz à effet de serre. Pour une liaison Paris-Milan (850 kilomètres), avec une charge moyenne de 14 tonnes et 50 voyages par an, un semi-remorque émet 42 tonnes de CO2 par an (t.CO2/an) tandis que le combiné rail-route émet 6 t.CO2/an. Soit une économie de 85% d'émissions de gaz à effet de serre. Carrefour utilise déjà ce mode de transport, ainsi que de nombreux industriels qui peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d'aides de l'Ademe.

Mais les obstacles restent nombreux. D'abord, comme le rappelle Paul Rowsome, responsable de l'environnement pour le groupe Carrefour, «nous avons 3.700 points de vente qui attendent des livraisons 1 à 6 fois par semaine. Dans ce cas, nous n'avons pas vraiment le choix, la route reste le mode de transport le plus adapté. C'est dans la logistique amont que des améliorations peuvent être trouvées.» Le peu de dynamisme du fret en France est un autre facteur essentiel. «Il faut que la SNCF remette à plat sa politique concernant le transport de marchandises et propose un service de haute qualité que le transport routier, insiste Jean-Claude Brunier, président de la société Tab, spécialisée dans le transport combiné, et du Groupement national des transports combinés. Un virage va avoir lieu cette année puisque les entreprises ferroviaires privées vont pouvoir rouler en France.»





(1) Débat organisé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie

(2) Organisation de coopération et de développement économique




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