Transocean mis en cause pour harcèlement et racisme

Le 06 septembre 2010 par Sabine Casalonga
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Transocean, propriétaire de la plateforme Deepwater Horizon à l’origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, est accusée d’avoir compromis la sécurité sur ses sites en mer du Nord via un « management par la peur » de son personnel, révèle le Guardian dans un article du 5 septembre.

Le quotidien britannique s’est procuré un rapport du département britannique pour la santé et la sécurité  (Health and Safety Executive, HSE) non publié à ce jour. Le rapport indique que « l’entreprise n’a pas intégré de façon structurée et systématique la contribution humaine à la sécurité» et que sa culture organisationnelle est basée sur le blâme et l’intolérance, selon le Guardian. Ce rapport qui a été envoyé à Transocean en février, s’appuie sur la visite en 2009 de 4 plateformes en mer du Nord gérées par Transocean.

Plus préoccupant encore, les inspecteurs du HSE aurait mis en lumière plusieurs plaintes directes d’agressions, de harcèlement, d’humiliations et d’intimidations, à l’origine de symptômes de stress chez certains employés, pouvant avoir des implications en termes de sécurité.

D’après le syndicat des transports et des activités offshore (offshore and transport union, RMT), les comportements abusifs et le racisme dans la mer du Nord, seraient très répandus. Un membre de ce syndicat s’est dit très alarmé par le rapport, bien que non surpris. Il craint que cette situation ne concerne pas seulement Transocean. Il aurait lui-même reçu des témoignages d’employés n’ayant pu rapporter des incidents graves en raison d’intimidations. Il souligne également des problèmes de communication sur certains sites où cohabitent plus de 19 nationalités, impliquant des risques pour la sécurité.

Le Guardian, qui a mené sa propre enquête, confirme que des travailleurs étrangers ont été victimes d’actes de racisme et d’intimidations.

Ces révélations risquent fort d’embarrasser Transocean qui doit comparaître demain 7 septembre, devant la chambre des députés britanniques dans le cadre de l’enquête sur la marée noire du golfe du Mexique. Le rapport que BP s’apprête également à publier sur les causes de l’accident ne devrait pas non plus épargner la société américaine, dont le siège est basé en Suisse.

Un autre récent rapport du HSE avait pointé du doigt l’augmentation des accidents et des fuites d’hydrocarbures dans les installations offshore britanniques en 2009-2010 [voir le JDLE du 25 août].



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