Transition écologique: un nécessaire aggiornamento économique

Le 01 octobre 2018 par Romain Loury
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Une économie au bord de l'asphyxie
Une économie au bord de l'asphyxie

Dans un document commandé en vue du Rapport sur le développement durable 2019 des Nations Unies, des économistes finlandais appellent à remettre les Etats au centre de l’économie mondiale, seul moyen d’assurer la transition écologique.

Dans le domaine de l’économie, toutes les théories dominantes ont été forgées à une époque d’abondance énergétique et matérielle. Elles semblent donc bien démunies pour affronter une crise écologique et climatique, dont elles sont en grande partie responsables.

Dans leur document, sollicité par l’ONU en vue de son prochain «Rapport sur le développement durable», les économistes de l’unité de recherche BIOS, à Helsinki, appellent à revoir les règles de l’économie mondiale, en y réinjectant une régulation qui lui manque lourdement.

Sortir de la monomanie économique

Dans cette économie assagie, les sociétés s’engageraient «dans un commerce international régulé, pour des visées spécifiques, par exemple la sécurité alimentaire, plutôt que pour le commerce libre comme principe unique».

Plutôt qu’une fin en soi, l’économie deviendrait alors un moyen de rendre «la vie meilleure», et n’aurait pas que la croissance en ligne de mire. Au contraire, «elle retrouverait du sens en refondant les infrastructures et les pratiques, pour un monde post-fossile qui épuiserait moins les écosystèmes naturels».

S’appuyer sur «un groupe d’Etats progressistes»

Selon les chercheurs, la manière la plus sûre de parvenir à cet objectif serait de s’appuyer «sur un groupe d’Etats progressifs qui montreraient le chemin», et ce par de grands programmes d’investissement, ainsi qu’une régulation forte de l’économie et de strictes règles environnementales. «Les Etats sont les seuls acteurs qui ont la légitimité et la capacité de financer et d’organiser des transitions à grande échelle», concluent les chercheurs.



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