Transition écologique: la Bretagne lance son festival

Le 23 mai 2019 par Stéphanie Senet
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Le président de la région Bretagne veut rassembler autour de la transition environnementale et climatique
Le président de la région Bretagne veut rassembler autour de la transition environnementale et climatique

La région Bretagne met effectivement en œuvre sa transition. Ambitieux programme dont les grandes lignes ont été adoptées en décembre dernier.

Le cap est fixé pour 2040. Au programme: une réduction des émissions de 52% par rapport à 2013 (27 Mt eq CO2), zéro enfouissement des déchets et tendance vers le zéro déchet. La région à l’hermine prévoit aussi de quintupler sa production d’énergies renouvelables et de stabiliser sa consommation de terres agricoles et naturelles. Voici quelques-uns des 38 objectifs adoptés par le conseil exécutif breton en décembre 2018 dans le cadre de sa Breizh Cop lancée en mars 2017.

«Un avenir commun»

«L’objectif, c’est de construire un avenir commun en 2040, qui touche à la fois le climat, la biodiversité, et l’équilibre des territoires. Mais la région ne pourra rien faire seule. Chacun, à son niveau, a sa part de responsabilité dans les transitions écologique, énergétique et sociale. C’est pourquoi nous appelons tout le monde à s’engager seul ou collectivement», explique Loïg Chesnais-Girard, son président. 

Tous ensemble!

L’heure est à la concertation et aux mobilisations. La Bretagne a profité de l’élaboration de son schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet) pour graver dans le marbre la feuille de route de sa transition. Comme les autres régions, elle doit en effet rendre sa copie d’ici fin 2019, pour une adoption définitive fin 2020 au plus tard. A la clé: des mesures contraignantes, opposables aux plans locaux d’urbanisme (PLU) et aux schémas de cohérence territoriale (Scot).

Entreprises et collectivités dans la boucle

Les premiers engagements volontaires sont tombés. «Le groupe Hénaff, qui produit des pâtés et des rillettes de porc, s’est par exemple engagé à accroître la part de ses produits bio, le bien-être animal ainsi que ses emballages recyclables», cite le président de l’exécutif. Autre exemple: l’agglomération de Dinan (Côtes d’Armor) intègre dans son plan d’urbanisme des dispositifs d’énergies renouvelables, dont une zone dédiée à l’implantation de panneaux photovoltaïques. Au total, 1.600 engagements ont été enregistrés sur le site de la COP, provenant d’une centaine de collectivités, de 23 associations et de 114 entreprises. Avec une ambition plus ou moins élevée, aucune condition n’étant requise…

Rendez-vous à la COP de Saint-Brieuc

Prochaine étape: la région invite tout un chacun à rejoindre le mouvement lors d’un nouveau rendez-vous organisé à Saint-Brieuc du 3 au 7 juin prochain. «Nous y débattrons également de la mise en œuvre de notre transition environnementale, énergétique et climatique. Comment favoriser la remise en état de friches industrielles pour éviter la consommation de terres naturelles? Comment favoriser la réinjection de méthanisation dans le réseau plutôt que les projets de cogénération?», lance Laurence Fortin, vice-présidente en charge de l’aménagement du territoire. Les négociations sont lancées.

 



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