TransCanada renonce à un méga projet d’oléoduc

Le 06 octobre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Exploitation de sables bitumineux au Canada.
Exploitation de sables bitumineux au Canada.
Kris krüg

Sa rentabilité était obérée par la faiblesse des prix du pétrole et, peut-être, par son bilan carbone.

 

Coup dur pour les promoteurs des produits pétroliers. TransCanada, un exploitant canadien de pipelines, a annoncé jeudi 5 octobre qu’il renonçait à ses projets de construction de deux nouvelles infrastructures: les oléoducs Energie Est et Principal Est.

400 millions de barils

Ces deux liens, longs de 4.500 kilomètres, devaient acheminer, chaque année, 400 millions de barils de pétrole lourd issu des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’aux raffineries du Québec et à un terminal pétrolier situé dans le Nouveau-Brunswick. Les produits raffinés devant être exportés par la suite. TransCanada prévoyait d’investir plus de 15 milliards de dollars (10,2 Md€) dans cette opération.

Très attaqué par les mouvements écologistes canadiens, qui défendaient l’habitat des bélugas et s’inquiétaient des risques de fuite d’hydrocarbures, le pipeline a été victime de deux phénomènes. La faiblesse persistance des prix du pétrole, tout d’abord, a réduit les investissements en faveur de l’extraction des hydrocarbures des sables bitumineux de la Saskatchewan et de l’Alberta.

Baisse des prix

Il y a deux ans, les experts prévoyaient pour 2030 une production de 4,8 millions de barils par jour. Ces chiffres ont été révisés à la baisse depuis deux ans. Désormais, les experts parient sur une production quotidienne de 3,7 millions de barils. La différence correspond pile poil au débit prévu du projet Energie Est, explique dans Le Devoir, Pierre-Olivier Pineau, économiste de l’énergie.

Autre obstacle: l’empreinte climatique du projet. Le 23 août dernier, l’Office canadien de l’énergie a finalement indiqué vouloir prendre en compte les émissions de gaz à effet de serre en amont et en aval «afin de déterminer si ces projets [étaient] dans l’intérêt public». La société Pembina avait estimé à 32 millions de tonnes de CO2 par an le bilan carbone amont du projet.

L’abandon d’Energie Est ne remet pas en cause deux autres projets d’oléoducs: le Keystone XL, soutenu par les gouvernements canadien et américain et porté par TransCanada, et le triplement de la capacité du TransMountain (un projet de Kinder Morgan), un pipeline reliant Edmonton à la banlieue de Vancouver.

 



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