TransCanada demande une suspension du pipeline Keystone

Le 03 novembre 2015 par Stéphanie Senet
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Le projet n'est pas encore enterré
Le projet n'est pas encore enterré

La société canadienne a demandé, le 2 novembre, au secrétaire d’Etat américain John Kerry de suspendre l’étude du projet controversé de l’oléoduc transfrontalier Keystone XL.

 

Le projet, qui vise à relier sur 1.900 kilomètres les champs pétroliers de l’Alberta canadien au golfe du Mexique, via le Montana, le Dakota du Nord et le Nebraska, avait fait l’objet d’une demande de permis présidentiel en 2008 auprès de l’administration américaine. Dans un communiqué publié le 2 novembre, TransCanada explique son revirement par l’examen actuel du tracé du pipeline géant par la commission du service public du Nebraska.

 

Conflit sur le tracé au Nebraska

Cet organisme a été saisi le 5 octobre par la société canadienne après l’annulation en janvier 2014 par la Cour suprême de la loi approuvant le tracé au Nebraska (elle avait été prise par le gouverneur et non par la commission du service public).

«Cet examen va prendre de 7 à 12 mois, écrit l’exploitant de pipelines dans sa lettre à John Kerry. Or, lorsque le tracé a été contesté l’an dernier, le département d’Etat a suspendu la demande de permis. Nous estimons que dans les circonstances actuelles, une suspension similaire serait appropriée», poursuit-elle.

 

Tactique politique

Fortement contesté par les écologistes depuis son lancement, le projet Keystone XL –censé acheminer l’huile extraite des sables bitumineux, dont l’exploitation est très émettrice de gaz à effet de serre- oppose aussi les Démocrates aux Républicains. Le président Obama avait mis son veto, en février 2015, à une proposition de loi autorisant sa construction. Par ailleurs, la candidate Hilary Clinton, favorite pour les primaires du parti de l’âne, s’est déclarée opposée au projet.

Si la demande de suspension de TransCanada est acceptée, la société évite que Keystone XL ne fasse partie de la campagne électorale. En attendant un possible changement de majorité présidentielle. Mais l’administration américaine peut aussi refuser cette suspension, offrant ainsi l’occasion au président Obama de confirmer son rejet du projet et de se rapprocher du nouveau Premier ministre canadien Justin Trudeau, qui soutient le pipeline mais souhaite un réchauffement des relations diplomatiques américano-canadiennes. Pour l’heure, la Maison blanche n’a pas apporté de commentaires.



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