Tous en vacances à vélo en 2030?

Le 23 septembre 2016 par Marine Jobert
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Quelle place pour le vélo en 2030?
Quelle place pour le vélo en 2030?

Les pistes cyclables de demain se préparent aujourd’hui. Les départements et régions engagés dans des politiques volontaristes en faveur du vélo dessinent les contours d’un tourisme à 2 roues ancré dans les territoires et lucratif.

Et si la France doublait l’Allemagne et devenait la première destination mondiale pour le tourisme à vélo? A l’occasion des 20 ans des Rencontres des départements & régions cyclables[1], les élus, les techniciens des collectivités et les acteurs de l’économie du vélo ont profité de leur rassemblement à Strasbourg (Alsace) pour signer une déclaration des territoires à vélo. Objectif: assurer au vélo, à l’horizon 2030, une place de choix dans la mobilité, mais aussi le tourisme.

Au 1er avril 2015, le schéma national des véloroutes et voies vertes comporte 47 itinéraires, auxquels il faut ajouter 7 itinéraires européens. Cela représente (hors doublons): 21.276 km au total (dont 71% déjà ouverts), avec 35% en site propre et 65% en site partagé. Les 5 destinations les plus ‘roulées’ sont le Val de Loire, la Provence, la Bourgogne, la Dordogne et l’Alsace.

Itinéraires sécurisés

Car la petite reine doit encore surmonter un chemin semé d’embûches pour figurer en bonne place dans les documents de planification et d’urbanisme. Ses adeptes plaident donc pour un «(rééquilibrage) de l’attribution de l’espace public au profit d’espaces apaisés favorables aux modes actifs et d’itinéraires adaptés à la circulation des vélos» et pour «(l’amélioration) du réseau d’itinéraires cyclables sécurisés, continus et maillés, en lien avec les pôles de mobilité et de transports publics».

4,5 Md€ de retombées économiques par an

Sept itinéraires européens passent par la France -lesquels, outre les quelque 21.000 kilomètres du schéma national des véloroutes et voies vertes (voir encadré), constituent une promesse de «retombées économiques considérables», avec notamment des emplois non délocalisables. Une étude publiée en 2015 par la direction générale des entreprises estime que le tourisme à vélo a représenté 9,2 millions de séjours en 2014 (dont 25% de touristes venus de l’étranger) et un chiffre d’affaires global de l’ordre de 2 milliards d’euros. Les collectivités investissent (de façon toutefois inégale) dans cet atout touristique: départements et régions ont investi en moyenne 1,5 M€ par an sur le vélo depuis 2003 (hors Ile-de-France qui y consacre 20 M€ par an). Les retombées économiques du secteur, toutes activités confondues, sont estimées à environ 4,5 Md€ par an.

Eduquer dès le plus jeune âge

Bon pour le climat, bon pour la santé et pour le lien social, le vélo a tout pour plaire selon les signataires de la déclaration. A condition d’inculquer dès le plus jeune âge le réflexe vélo, «en offrant à chaque jeune la possibilité de se rendre à l’école à vélo ou à pied, de la maternelle à l’université».

 


[1] Le  réseau  des  départements  &  régions  cyclables  rassemble  72  collectivités  (62 départements, 7 régions et 3 EPCI) représentant 51 millions de Français.

 



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