Tour de France des gaspillages de l’eau

Le 17 novembre 2015 par Stéphanie Senet
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En bleu foncé, les départements où le gaspillage est le plus important
En bleu foncé, les départements où le gaspillage est le plus important

Réalisée par la jeune start-up FluksAqua, une infographie détaille, département par département, l’état du gaspillage de l’eau potable. Si Paris figure parmi les bons élèves, les Alpes de Haute-Provence affichent les plus mauvais rendements.

 

Créée en 2015, FluksAqua se présente comme «un lieu de partage de connaissance pour les professionnels de l’eau, où l’on peut trouver en quelques clics des réponses très concrètes à des problèmes opérationnels», explique son PDG et fondateur Olivier Le Marois.

Pour se faire connaître, la jeune société vient de diffuser une carte du gaspillage de l’eau potable, réalisée à partir des données de l’Onema[1] soumises à quelques corrections. Objectif: supprimer le maximum d’erreurs présentes dans la base de données nationale, comme les taux de rendement supérieurs à 99% ou inférieurs à 10%. «Nous avons également classé les indices linéaires de consommation d’eau par famille, pour ne pas pénaliser les régions semi-rurales ou rurales», explique Olivier Le Marois.

 

Critère réglementaire ou critère d’excellence?

Autre nouveauté: au classement traditionnel, opéré selon le critère du Grenelle II (de 65% à 85% de rendement minimum selon les zones), s’ajoute un classement plus exigeant, basé sur un critère d’excellence. Dans ce cas, la référence est le 5e meilleur indice linéaire de perte obtenu au sein d’une famille de réseau (urbain, rural, etc.) au niveau national.

 

La région sud-est la plus touchée

Au final, la carte révèle que les gaspillages les plus importants se situent dans le sud de l’Hexagone (cf. illustration) et dans une moindre mesure dans l’est, par opposition à une région nord-ouest beaucoup plus efficace contre les fuites. «Les zones rurales, et en particulier montagneuses, sont logiquement défavorisées par rapport au grands réseaux urbains où l’on détecte plus facilement les pertes», décrypte Olivier Le Marois.

Si certaines données gagneraient à être encore explicitées (chiffres très différents selon le critère du Grenelle II ou le critère d’excellence), l’initiative de FluksAqua a le mérite de présenter des données jusque-là illisibles pour le grand public.

Au total, près de 700 milliards de litres d’eau potable sont perdus chaque année en France. De quoi remplir 270.000 piscines olympiques!

 



[1] Office national de l’eau et des milieux aquatiques

 



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