Toujours trop de dioxines dans les aliments, selon l’Efsa

Le 19 juillet 2012 par Geneviève De Lacour
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Où sont les PCB et les dioxines dans les aliments ?
Où sont les PCB et les dioxines dans les aliments ?

En 2010, la Commission européenne a demandé à l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de collecter et d’analyser toutes les données sur les taux de dioxines et de biphényles polychlorés (PCB) dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux. Et de publier ses résultats dans un rapport tous les deux ans. L’Efsa rend donc public, le 18 juillet, son nouveau bilan pour la période 2008-2010.

Grâce aux quelque 33.000 échantillons collectés dans 26 pays européens entre 1995 et 2010, le rapport révèle une baisse générale de l’exposition alimentaire aux dioxines et aux PCB de type dioxine pour la période 2008-2010 par rapport à 2002-2004. Une baisse d’au moins 16% et allant jusqu’à 79% pour la population générale, avec une diminution similaire pour les enfants en bas âge et les enfants en général. L’exposition aux PCB de type non-dioxine, un sous-ensemble des PCB présentant des propriétés toxicologiques différentes, a également diminué.

Mais les taux de dioxines et de PCB de type dioxine, ainsi que ceux de PCB de type non-dioxine, restent supérieurs aux niveaux maximum autorisés, respectivement de 10% et de 3%, dans les aliments. Pour les échantillons d’aliments pour animaux, à peine plus de 2% dépassent les taux maximum autorisés, tant pour les dioxines et les PCB de type dioxine, que pour les PCB de type non-dioxine.

Ce sont les aliments pour animaux et les denrées alimentaires d’origine animale qui présentent les taux de contamination les plus élevés. La «chair d’anguille» et les «foies de poisson et produits dérivés» arrivent en tête, à la fois pour les dioxines et pour les PCB. La viande de mouton contient en moyenne moins de dioxines et de PCB que la viande de bœuf. Les œufs de poules élevées en batteries contiennent moins de dioxines et de PCB que ceux de la production issue d’élevages de poules en liberté, biologiques ou en plein air, relève l’Efsa. Le saumon et la truite d’élevage contiennent en moyenne des taux de dioxines et de PCB plus faibles que le saumon et la truite pêchés dans la nature. Le hareng, le saumon et la truite de la région de la mer Baltique sont plus contaminés par des dioxines et des PCB que ceux d’autres régions.

Globalement, le poisson, la viande et les produits laitiers sont les denrées alimentaires les plus consommées. Cependant, l’évaluation de l’exposition alimentaire pour chacune de ces denrées dépend de l’âge des consommateurs et des pays de résidence. Le facteur principal contribuant à l’exposition totale est le lait et les produits laitiers pour presque tous les groupes de nourrissons et d’enfants en bas âge, tandis qu’il s’agit du poisson et des produits de la mer pour la majorité du reste de la population.

Le rapport de l’Efsa recommande que la future surveillance cible spécifiquement ces denrées alimentaires.

A noter également que les variations régionales n’ont pas été prises en compte, car toutes les données en faisant état ont été fusionnées pour représenter une moyenne européenne.

 



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