Toujours plus de déchets sauvages

Le 22 juin 2016 par Stéphanie Senet
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Les routes départementales et communales, premier foyer des déchets sauvages
Les routes départementales et communales, premier foyer des déchets sauvages

La nature française est de plus en plus polluée par des détritus de toutes sortes, selon le bilan dressé ce 22 juin à Paris à l’occasion du lancement de la campagne Vacances propres.

 

«Plus de 81.000 tonnes de déchets sauvages ont été abandonnés dans l’Hexagone en 2015», s’emporte Jean-François Molle, président de Vacances propres, lors d’une conférence de presse. C’est au moins 8 tours Eiffel, et sans doute davantage. «Il est très difficile d’obtenir des chiffres précis. Les tonnages réels sont sûrement plus importants», poursuit-il. En comparaison, 57.000 t de déchets avaient été récoltés en 2013.

Ce n’est pas sur les plages mais le long des routes que ces déchets s’accumulent. 73.200 t de détritus y ont en effet été récupérés, surtout sur les axes départementaux et communaux et dans une moindre mesure sur les nationales et les autoroutes, selon les directions interdépartementales des routes (DIR).

Les cours d’eau représentent le deuxième terrain de jeu des pollueurs: 6.500 t de déchets en 2015. La plupart d’entre eux ont été collectés par les 27 barrages flottants mis en place par le Syndicat interdépartemental de l’assainissement pour l’agglomération parisienne (Siaap) le long de la Seine et de la Marne (5.483 t). Le reste provient des petites rivières et des cours d’eau (880 t) ainsi que des déchets des rives (80 t), récupérés lors des opérations de nettoyage comme Berges saines.

‘Sous les déchets la plage’ n’est plus un slogan en vogue. Sur les 6.700 kilomètres de linéaires côtiers, on n’a ramassé, l’an dernier, que 1.300 t de déchets. Soit 13 fois plus qu’aux abords des stations de sports d’hiver.

 

Déchets des inondations et des forêts

Deux zones sont à surveiller de près. Les côtes, tout d’abord, «qui abritent des milliers de décharges sauvages parfois mises à jour par les inondations», selon l’océanographe François Galgani. «Des scientifiques ont d’ailleurs commencé un travail d’inventaire», précise-t-il. Même inquiétude en milieu forestier, où 1.600 tonnes de déchets ont été récupérées l’an dernier selon Christian Dubreuil, directeur général de l’Office national des forêts. Une opération dont le coût s’élève à 1 million d’euros. «Pour la seule forêt de Fontainebleau, le budget de nettoyage s’élève à 250.000 euros par an. Et ce budget a déjà dépensé au mois d’avril», regrette le représentant de l’ONF.

 



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