Total se lance dans l’exploitation des sables bitumineux canadiens

Le 09 décembre 2011 par Geneviève De Lacour
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Le ministre canadien des ressources naturelles a annoncé le 8 décembre avoir approuvé un projet mené par le Français Total pour l'exploitation des sables bitumineux dans la province de l'Alberta.

Au total, la mine Joslyn North représente 9 milliards de dollars canadiens (6,6 milliards d'euros) en nouveaux investissements au Canada, a précisé Joe Oliver, le ministre des ressources naturelles. Elle rapportera plus de 10 Md$ (7,47 Md€) aux gouvernements de l'Alberta et du Canada au cours des 40 prochaines années.

Interrogé lors d'une téléconférence sur le montant total de l'investissement de Total dans Joslyn North, Jean-Michel Rives, président de Total Canada s'est refusé à le préciser. Mais il a toutefois indiqué que l'investissement serait partagé entre les partenaires du projet en fonction de leur participation au capital, à savoir 38,25% pour Total, qui est l'opérateur du projet, 36,75% pour le Canadien Suncor, 15% pour l'Américain Occidental Petroleum et 10% pour le Japonais Inpex.

L’approbation définitive du projet devrait intervenir seulement après la conclusion de certains travaux préparatoires et surtout d'études d'ingénierie qui pourront être lancés très rapidement, grâce au feu vert du gouvernement fédéral. «Dans la phase de construction, le site de Joslyn devrait employer environ 4.000 personnes. Dans la phase d'exploitation, plus d'un millier», a précisé le PDG de Total Canada.

Le potentiel de la zone de 221 kilomètres carrés de Joslyn, située à 65 km au Nord-ouest de Fort McMurray, est estimé à 874 millions de barils sur 20 ans. L'entrée en service de cette mine est envisagée pour 2018 et la production devrait atteindre dans la première phase 100.000 barils de bitume par jour.

Le PDG de Total Canada a précisé que le pétrole extrait des sables bitumineux de Joslyn serait vendu d'abord dans le nord des Etats-Unis, dans la région de Chicago, et ensuite, si le grand oléoduc Keystone XL est construit, il pourra être acheminé jusqu'au golfe du Mexique.

Interrogé sur l'aspect environnemental du projet, alors que ce pétrole est jugé plus polluant que d'autres genres de brut, l’ancien responsable du développement durable au sein de Total a estimé qu'«il serait plus logique de se pencher sur les moyens de réduire la pollution causée sur les sites de production qu'attacher une certaine quantité de carbone au produit fini».

Il a enfin espéré que la procédure sophistiquée d'évaluation environnementale au Canada, qui a pris 6 ans, puisse être modifiée pour être plus rapide.
 


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