Total poursuit sa diversification énergétique

Le 20 septembre 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Total veut doubler la part des nouvelles énergies dans son activité.
Total veut doubler la part des nouvelles énergies dans son activité.
VLDT

Le pétrogazier renforce ses compétences en énergies renouvelables et en services énergétiques. Une stratégie qui fait tache d’huile.

C’est un chiffre peu connu. Bon an mal an, Total réalise 9% de son chiffre d’affaires avec les autres énergies que les hydrocarbures (électricité, énergies renouvelables). Une part encore modeste que la major française entend bien doubler dans les prochaines années. Et elle s’en donne les moyens.

Services énergétiques

Mardi 19 septembre, le pétrogazier a annoncé avoir acquis la société Greenflex, spécialisée dans l’amélioration de l’efficacité énergétique de ses clients. Créée en 2009, la société dispose d’un portefeuille de 600 clients et devrait réaliser cette année un chiffre d’affaires supérieur à 350 millions d’euros. Elle met aussi en ligne des guides d’achat des matériels en fonction de leur consommation d’électricité.

Moyennant 237,5 M€, Total s’est offert 23% du capital d’Eren RE, un développeur de centrales à énergies renouvelables. L’accord prévoit que Total pourrait prendre le contrôle de la société dans un délai de 5 ans.

5 GW visés en 2020

Fondé en 2012 par Pâris Moratoglou (le créateur de SIIF Energie, qui deviendra EDF EN après sa vente à EDF, en 2011), le développeur de centrales solaires et éoliennes revendique 650 mégawatts (MW) de capacité installée ou en cours de construction et 1,5 gigawatt (GW) en développement. Son ambition est de mettre en service plus de 3 GW dans le monde d’ici 5 ans: les deux tiers des capacités visées par Total à la même échéance.

2 millions de clients en électricité

Ces achats complètent les acquisitions du fabricant de batteries Saft (il faut des batteries pour soutenir la production d’électricité intermittente) et du distributeur d’électricité verte Lampiris, en 2016. Le groupe dirigé par Patrick Pouyanné entend recruter 2 millions de clients à moyen terme.

Total n’est pas le seul producteur de pétrole et de gaz à verdir son chiffre d’affaires. Son concurrent norvégien, Statoil, investit massivement dans l’éolien marin. La compagnie publique prévoit de disposer de près de 6 GW de capacités marines au cours des prochaines années. Il vient aussi de mettre en service le premier parc éolien marin flottant; une technologie prometteuse.

Statoil, Shell et l’ENI

Dès 2020, Shell devrait investir 1 milliard de dollars (833 M€) par an dans les énergies nouvelles, a annoncé son PDG Ben van Beurden lors d’un congrès pétrolier, au mois de juillet dernier. Un business qui sera pris en charge par la toute nouvelle division des énergies nouvelles.

Plus petit en taille, le pétrolier italien sera moins ambitieux. Entre 2017 et 2020, l’ENI va consacrer plus de 550 M$ (458 M€) à la construction de plus de 463 mégawatts crête (MWc) de centrales solaires. De préférence installées sur d’anciennes friches industrielles, en Italie, mais aussi en Egypte, au Pakistan et en Afrique.



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