Total investit gros dans le gaz sibérien

Le 17 juin 2011 par Geneviève De Lacour
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Selon un article publié le 16 juin dans le journal Les Echos, Total envisage d’investir 10 milliards de dollars (soit près de 7 milliards d’euros) pour participer à l’exploitation des gisements sibériens de gaz naturel liquéfié (GNL) et notamment au niveau de la péninsule de Yamal. Le géant pétrolier français avait déjà annoncé en mars dernier sa prise de participation progressive dans Novatek, un producteur russe indépendant actif en Sibérie, et cela à hauteur de 4 Md$ (2,9 Md€). Mais Total va plus loin et annonce vouloir acquérir 20% du projet de gaz naturel liquéfié de la péninsule de Yamal. La péninsule bordée par l’océan Arctique est la terre des Nénètses, un peuple autochtone nomade.

Total a donc révélé qu’un protocole d’accord est en cours d’élaboration avec Novatek pour l’exploitation du gaz de la péninsule. Selon les Echos, le coût total du projet pourrait s’élever à 20 Md$ (14 Md€) si tout se passe bien. Mais Total ne confirme pas ce chiffre. Le géant pétrolier déclare posséder 20% des parts du projet tandis que Novatek reste majoritaire avec 51% des parts. Mais d’autres partenaires sont attendus pour officialiser le protocole d’accord.

Le projet est complexe en raison d’un environnement arctique hostile. L’exploitation est risquée puisqu’il s’agit d’aller chercher le gaz naturel, situé à terre, sous la glace. Le champ de South Tambey, situé à l’est de la péninsule de Yamal, et qui recèle des ressources gigantesques estimées à environ 1.250 milliards de mètres cubes de gaz pourrait permettre de produire plus de 15 millions de tonnes de gaz liquéfié par an à Novatek.

L’exploitation, qui n’a cessé d’être repoussée depuis 2004, pourrait rencontrer de nombreuses difficultés. Comment éviter, par exemple, que les installations ne gèlent? L’acheminement du gaz vers les consommateurs pose aussi problème. Total envisage ainsi de construire une usine pour refroidir et liquéfier le gaz et réfléchit à transporter le gaz liquide à l’aide de navires brise-glace.

«Avec notre partenaire Novatek, nous allons effectuer un vrai travail de pionnier dans le Grand Nord russe», s’est félicitée la direction de Total.

 
 


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