Tony Blair prépare son renoncement climatique

Le 04 novembre 2005 par Enerpresse
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Après s’être décoré des galons de général dans la lutte contre le changement climatique, Tony Blair préparerait- il une retraite?

Depuis un mois, le Premier ministre  ne cesse de donner des coups de canifs au sacro- saint protocole de Kyoto. Ou plutôt à l'accord qui devra encadrer l'après-2012 (date échéance du protocole). Or, c'est précisément de l'élaboration de ce «Kyoto 2» dont vont parler les centaines de négociateurs lors de la COP 11-MOP 1 (1), qui se tiendra à Montréal du 28 novembre au 9 décembre prochains.

S'exprimant le 31 octobre devant les ministres chargés de l'environnement et de l'énergie des 20 pays les plus industrialisés et des plus grandes nations en développement, Tony Blair a appelé à l'adoption d'un accord favorisant le transfert vers les pays pauvres des technologies les plus propres et sobres plutôt qu'à un durcissement des objectifs de réduction des émissions par les pays riches. Un revirement de la position britannique que le Premier ministre avait déjà dévoilé à New York, le mois dernier, lors d'une conférence sur le climat organisée par la fondation de Bill Clinton.

Ce retournement n'est pas tellement surprenant. Malgré une chute de 8,62% de ses émissions de CO2, entre 1990 et 1999, le Royaume-Uni ne peut plus faire mieux. Pis, à la suite du redémarrage de centrales au charbon et de la croissance du transport aérien, la tendance actuelle est à la hausse. Depuis 2000, les rejets carbonés de Grande-Bretagne ont globalement progressé de plus de 2%. Et cela ne devrait pas évoluer. Les aides publiques aux énergies renouvelables pourraient, en effet, être revues à la baisse et aucune décision ne semble en vue pour relancer l'électro-nucléaire.

Par ailleurs, la politique sur les émissions de CO2 ne passe toujours pas dans la grande industrie. Après avoir contraint le gouvernement à revoir illégalement à la hausse son plan national d'allocation, les gros émetteurs sont repassés à l'offensive. Voilà des semaines que les porte-parole de la Confederation of british industry annoncent une rupture d'approvisionnement en gaz pour cet hiver. Une situation extrême qui leur permettrait, légalement cette fois, de ne plus avoir à respecter leurs quotas d'émissions de dioxyde de carbone.



(1) Premier rendez-vous des Parties («meeting of the Parties») et 11ème conférence des Parties




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