Tony Blair, l’Américain

Le 18 mai 2005 par Enerpresse
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La politique énergétique de Tony Blair puiserait-elle sa source aux Etats-Unis? On serait tenté de le penser à la lecture de la presse britannique de ces derniers jours.

Hier, The Timesfaisait ses choux gras de la future politique de charbon propre que devrait présenter le ministère du Commerce et de l'Industrie (le DTI, selon l'acronyme anglais, ndlr) dans les jours qui viennent. Selon le quotidien londonien, le DTI devrait annoncer toute une série de mesures permettant de remettre les centrales au charbon au goût climatique du jour. Capture et séquestration du CO2 seront ainsi financièrement soutenues par le gouvernement. Mieux, The Times croit savoir que le budget prévu pourrait tourner autour de 42 millions de livres (61,7millions d'euros). Soit le tiers de l'investissement nécessaire pour équiper en unité de décarbonisation une seule centrale de 500MW, estime Ian Miller, l'un des patrons de Mitsui Babcock. Quoi qu'il en soit, il semble effectivement difficile avec une telle ligne de crédit d'épurer les fumées de toutes les centrales au charbon du Royaume-Uni, qui produisent à elles toutes jusqu'à 45% du courant et rejettent le tiers du gaz carbonique britanniques.

Que le budget soit ou non suffisant, le «clean coal program »de Tony Blair ressemble étrangement à celui de George Bush ( cf. Enerpresse n°8627). Les moyens en moins. Mais ce n'est pas tout. Tout comme le locataire de la Maison blanche, l'occupant du 10 Downing Street entend relancer un programme nucléaire. Hier encore, le Financial Timescroyait savoir que le Premier ministre britannique s'apprêtait à lancer une commission d'experts indépendants devant juger de l'opportunité d'une telle relance. Une relance à laquelle les énergéticiens sont prêts. Selon le président de la Commission britannique de l'énergie atomique, Dipesh Shah, certains électriciens pourraient se regrouper pour financer la construction de nouvelles centrales nucléaires. Comme aux Etats-Unis. Prudente, British Energy a préféré demander une extension de dix ans de la durée de vie de ses quinze réacteurs (14 tranches Magnox et un REP, totalisant 9 568 MW de capacité installée). Une élégante façon de temporiser jusqu'à ce que le gouvernement Blair III définisse enfin sa politique énergétique.




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