Tony Blair et la relance du nucléaire

Le 30 novembre 2005 par Enerpress pour le JDLE
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Cela n'a pas été sans mal. Très attendu, le discours que Tony Blair devait prononcer, hier mardi, devant le patronat britannique (CBI) a démarré avec beaucoup de retard. Deux activistes de Greenpeace s'étaient enchaînés au plafond de la salle de congrès londonienne arborant des calicots «Nuclear: wrong option». Tony Blair était attendu, tant ses relations avec le patronat britannique se sont délitées au fil des semaines. Nombreux sont les industriels à craindre pour leur approvisionnement énergétique, notamment pour un hiver qui s'annonce rude.

Or, faute d'approvisionnement suffisant, les prix du gaz flambent outre-Manche. Et les réserves sont faibles. Bref, le CBI ne cachait pas son impatience d'entendre les solutions énergétiques du Premier ministre. Les entreprises en ont probablement été pour leur frais. En effet, T. Blair a confirmé que l'Etat n'interviendrait pas directement dans cette affaire. «Le rôle du gouvernement n'est bien sûr pas de disparaître. Au contraire, il est vital. Mais d'une façon différente [... d'autrefois]. Il contribue à mettre en place un bon environnement pour les affaires.» Sur le plan énergétique plus précisément, Tony Blair n'a pas été très loquace. «Le futur, c'est l'énergie propre», a-t-il prédit. Espérant toujours tenir ses engagements climatiques, il a lancé un nouveau réexamen de la politique énergétique britannique, avec des conclusions prévues pour le début de l'été 2006. Réexamen qui «traitera évidemment de la question de savoir si nous faciliterons le développement d'une nouvelle génération de centrales nucléaires», a-t-il néanmoins ajouté. Une non-décision, loin de répondre clairement aux questions que se posent les énergéticiens britanniques et leurs clients, notamment celles qui sont liées au financement des infrastructures.

En effet, a rappelé Tony Blair, gaziers et électriciens britanniques investiront 10 milliards de livres (£) sur la décennie pour améliorer le transport et la distribution (gaz et électricité). Et rares seront ceux qui accepteront d'allonger quelques milliards de plus, sans garantie gouvernementale, ni financière, ni administrative (sur les procédures d'autorisation notamment). D'autant que la pression carbonique ira croissant sur les électriciens. Selon le Carbon Factor2005, S&SE, Drax et Npower devront acheter de nombreux quotas pour couvrir leurs rejets d'ici 2007.


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