Tokyo veut accélérer le stockage des déchets du tsunami

Le 13 mars 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Plus de 20 millions de tonnes de déchets cherchent exutoires.
Plus de 20 millions de tonnes de déchets cherchent exutoires.

Que faire des millions de tonnes de déchets et de gravats générés par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011? Un début de réponse vient d’être donné par le Premier ministre japonais.

Au cours d’une réunion qui s’est tenue ce mardi 12 mars, Yoshihiko Noda a demandé à ses ministres de promouvoir, auprès des collectivités, l’idée d’accepter des décharges. Le désastre a généré plus de 22 millions de tonnes de déchets, dans les préfectures d’Iwate, de Miyagi et de Fukushima. Mais seuls 6,7% de ce tonnage ont déjà été enfouis. Le chef du gouvernement a aussi plaidé en faveur d’un renforcement des pressions exercées sur les papetiers et les cimentiers, afin que leurs installations industrielles incinèrent davantage de résidus.

Rappelant que les ruines des villes frappés par le grand tremblement de terre de Kant?, en 1923 (580.397 bâtiments détruits et 141.720 morts) avaient été utilisées dans la construction d’un parc à Yokohama, le ministre de l’environnement entend promouvoir une certaine forme de recyclage. Goshi Hosono propose notamment de créer, sur les futurs centres de stockage, des forêts du souvenir qui pourraient aussi protéger le littoral de vagues dévastatrices.

Reste à savoir si ces propositions vont recueillir l’assentiment des Japonais. Selon un sondage réalisé pour le compte de la NHK, 57% des personnes interrogées sont favorables à ce que leur commune accepte un centre de stockage des déchets du tsunami sur leur territoire.



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