Tokyo promet une nouvelle politique énergétique

Le 13 septembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le nouveau premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a annoncé, ce mardi 13 septembre, que l'Etat allait définir d'ici l'été 2012 une nouvelle politique énergétique à long terme, en repensant totalement sa stratégie à l'aune de l'accident nucléaire de Fukushima.
Lors de son discours de politique générale, Yoshihiko Noda a prévenu que le Japon devait se fixer comme objectif de «réduire autant que possible la part de l'électricité d'origine atomique» au profit des énergies naturelles renouvelables, afin d'être un modèle au niveau mondial dans ce domaine.
 
Ce qui n’est pas pour demain. Selon les données du service statistique du secrétariat américain à l’énergie, les capacités de production d’électricité utilisant des énergies renouvelables (ENR) représentent 14% des capacités nippones.
 
Au moment même où le gouvernement annonçait un nouvel avenir énergétique, Greenpeace Japon et l’institut pour des politiques énergétiques durables (Isep, selon l’acronyme anglais) publiaient un rapport montrant la possibilité pour l’Empire du soleil levant de produire la moitié de son courant avec les ENR d’ici 2020.
 
Pour y parvenir, les deux ONG préconisent de diminuer de 1,7% par an la consommation d’électricité nationale. Ce qui semble possible, puisque cet été, les habitants de l’agglomération tokyoïte ont diminué d’une dizaine de pourcents leur demande d’électrons.
 
Le rapport suggère aussi de réduire de moitié la production des centrales au charbon et au fioul, d’augmenter légèrement la
production des centrales au gaz et à biomasse. Mais surtout d’accroître sensiblement les parcs hydrauliques, solaires et éoliens.
 
Dans leur programme, Greenpeace et l’Isep estiment que le Japon peut accroître de 36% la production hydroélectrique (qui atteindrait 101 térawattheures par an en 2020), multiplier par 46 la production éolienne (140 TWh/an en 2020), faire passer du néant à 64 TWh
la production d’électricité photovoltaïque.
 
Les auteurs n’oublient pas non plus que le Japon est une nation maritime qui pourrait produire 9 TWh, en 2020, d’électricité par des systèmes offshore. Et pour ne pas céder le pas aux annonces du Premier ministre, les rapporteurs préconisent d’arrêter totalement la production électronucléaire d’ici 2015. Un détail puisque celle-ci ne produisait «que» 23% des électrons nippons, avant Fukushima.
 




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