Tokyo décrète l’arrêt à froid de Fukushima

Le 16 décembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le gouvernement japonais a décrété, vendredi 16 décembre, que les réacteurs accidentés de la centrale de Fukushima Dai-Ichi avaient atteint l'état d'arrêt à froid, au terme d'une réunion de la cellule ministérielle ad hoc, selon les médias nippons.??
 
Cette étape cruciale, 9 mois après le sinistre provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars, signifie que la température à l'intérieur des cuves des réacteurs est désormais maintenue de façon stable sous 100 degrés Celsius, et que les émissions radioactives sont maîtrisées, mais la crise n'est pas pour autant résolue.??
 
A ce stade, l'étape 2 est achevée et le site est désormais en condition stable pour permettre la résolution de l'accident, a déclaré le Premier ministre, Yoshihiko Noda, cité par les agences de presse nippones.??
 
L'état d'arrêt à froid était un des objectifs-clefs de l'étape 2 du plan de travail établi par la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) pour venir à bout de cette catastrophe.??
 
La fin de l'étape 1, marquée par l'installation de moyens de refroidissement autonomes, avait été annoncée mi-juillet. Les températures au fond des cuves des réacteurs 1 à 3, les plus endommagés, étaient passées sous 100° entre août et septembre, et ont été maintenues à ce niveau grâce à des systèmes de refroidissement en continu.??
 
Initialement, l'Etat prévoyait de terminer l'étape 2 en janvier 2012, mais l'échéancier a été avancé de quelques semaines et respecté. Toutefois, le fait de parvenir au bout de l'étape 2 ne signifie pas la fin de la crise, a prévenu le porte-parole du gouvernement, Osamu Fujimura.??
 
Dans le cas de Fukushima Dai-Ichi, où le combustible a fondu, a percé les cuves et est en partie tombé au fond de l'enceinte de confinement de trois des six réacteurs, l'expression arrêt à froid revêt un sens différent de l'acception habituellement employée pour un réacteur sain où il permet de procéder à des opérations de maintenance.??
 
La fin de l'étape 2 indique en revanche que les risques sont désormais très affaiblis, selon Tepco et l'Agence de sûreté nucléaire. Des systèmes de secours ont notamment été installés pour garantir un refroidissement continu et éviter une nouvelle aggravation de la situation, y compris en cas de nouveau séisme et tsunami.


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