Timides mesures annoncées par l’Organisation maritime internationale

Le 19 mars 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le fret maritime est un important contributeur au renforcement de l’effet de serre. Selon diverses études, cargos, pétroliers et caboteurs émettraient chaque année environ 3% des émissions anthropiques mondiales de gaz carbonique. Des émissions qui ne font l’objet, pour le moment, d’aucune régulation.

Après des années d’immobilisme, l’Organisation maritime internationale (OMI, une agence de l’ONU) pourrait faire un premier pas. Lundi 22 mars s’ouvre, à Londres, une session de son comité pour la protection de l’environnement marin (CPEM). Au menu de cette réunion: la prévention des émissions de gaz à effet de serre (GES). Selon Reuters, le comité pourrait recommander l’adoption de bonnes pratiques énergétiques: modes de navigation économes, techniques de construction sobres, etc.

Soutenue par les Etats-Unis, le Japon et la Norvège, cette initiative n’est pourtant pas du goût de tout le monde. Et notamment pas de la Shipping Emissions Abatement and Trading. Comptant Shell, BP ou P&O parmi ses membres, ce lobby soutient plutôt la position de la Commission européenne qui prévoit d’inclure le secteur maritime dans le système communautaire d’échange de quotas d’émissions de GES. La décision qui sera prise en fin de semaine prochaine par le CPEM devra être confirmée lors d’une réunion plénière en octobre prochain, pour pouvoir entrer en vigueur 16 mois plus tard.


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