Tickets thermiques: l’Ineris propose un label «sans phénol»

Le 09 janvier 2017 par Marine Jobert
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Le ticket sans phénol a son label.
Le ticket sans phénol a son label.
DR

15 molécules n’auront plus droit de cité dans les tickets thermiques fabriqués ou utilisés par les entreprises qui auront reçu le label conçu par l’Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris).

 

Après les tickets sans bisphénol A (BPA), voici les tickets sans phénol. L’Ineris annonce qu’elle est désormais en mesure de proposer aux fabricants et aux utilisateurs de papiers thermiques un label qui garantit l’absence de 15 molécules, connues ou suspectées d’être des perturbateurs endocriniens, et qui sont utilisées dans ces papiers comme révélateurs thermiques. Les premiers labels viennent d’être attribués à trois enseignes de la grande distribution, ainsi qu’à un fabricant de papier.

Une étude américaine menée par l’agence fédérale pour la santé au travail vient questionner le mythe selon lequel le BPA serait excrété dans les 24 heures qui suivent l’exposition. Car les concentrations de ce perturbateur endocrinien, mesurées dans les urines de salariés travaillant directement en contact avec la substance, ont augmenté d’un jour sur l’autre, ont relevé les analyses. Les concentrations relevées étaient, en moyenne, 70 fois supérieures à celles constatées dans la population générale.

 

Substitution hasardeuse

Un premier label avait été établi en janvier 2015 pour garantir l’absence de BPA dans les tickets de caisse et autres facturettes de carte bancaire. Restait en suspens la question des substances de substitution, avec notamment le recours à d’autres bisphénols, comme le F ou le S, dont les effets toxiques pour le système hormonal alarment de plus en plus le monde scientifique. Certains distributeurs abandonnaient alors une molécule problématique –le BPA- pour une autre qui l’était tout autant.

 

D’autres molécules à venir

La France permet donc à ses industriels d’aller plus loin que ce que prévoit la règlementation européenne. Bruxelles a récemment banni le BPA des papiers thermiques à une concentration égale ou supérieure à 0,02% en poids, tout en émettant des réserves sur l'utilisation du Bisphénol S, dont le risque n'a pas encore été évalué par les instances européennes compétentes. Le consommateur et, surtout, ceux qui manipulent les tickets thermiques, ne sont toutefois pas au bout de leurs peines: certains distributeurs ont opté pour des substances qui ne sont pas exemptes de critiques et dont les effets sur la santé sont peu étudiés.

               

 

 



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