Thon rouge : la France ne veut plus diminuer les quotas de pêche

Le 28 octobre 2010 par Célia Fontaine
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 L’avenir du thon rouge a été discuté lors du Conseil des ministres européens qui s’est tenu le 26 octobre. Des divergences existent entre la Commission européenne et la France.

Pour la Commission européenne, représentée par Maria Damanaki, commissaire à la pêche, le total admissible de capture (TAC) de thon rouge devrait être divisé par deux en 2011. Cela représente 6.000 tonnes de thons pêchés par an, soit ce que recommande la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Iccat) pour sauver l’espèce (dans le JDLE). Mais le ministre français de l'agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire, n’est pas prêt à consentir à cet effort. Pour lui, le statu quo s’impose, le TAC doit rester à 13.500 tonnes pour 2011.

Pour WWF France, la position de la France est plus que critiquable. « Bruno Le Maire assène des contre-vérités afin de maintenir les intérêts de quelques-uns. Il prétend que 500 emplois de pêcheurs sont en jeu, alors que la baisse du quota à 6.000 tonnes ne toucherait que la pêche industrielle à la senne, soit 17 bateaux pêchant un mois par an », souligne Charles Braine, responsable du programme Pêche durable au WWF-France.

Pour la présidente de l’ONG, Isabelle Autissier, le ministre a envoyé un message contradictoire avec les déclarations de la France en faveur de la sauvegarde de l’espèce au niveau international, prononcées en début d’année. Cette « volte face » est un triste message qu’envoie la France, selon elle. La conférence des parties de l’Iccat se tiendra du 17 au 27 novembre à Paris.



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