Theresa May annonce le Brexit entre l’énergie et le climat

Le 19 juillet 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Theresa May, nouvelle Prime minister
Theresa May, nouvelle Prime minister

 

A Londres, énergie et climat ne sont plus le même combat. Dès sa prise de fonction, le 13 juillet, Theresa May, nouvelle Prime minister britannique, a scindé en deux le ministère de l’énergie et du climat (Decc), créé en 2008 par le travailliste Gordon Brown. L’énergie revient dans les filets de l’industrie.

Dès cette semaine, Greg Clark, ancien ministre des collectivités locales, prend les rênes d’un grand portefeuille réunissant l’économie, l’énergie et la stratégie industrielle. Bon point: le ministre est un familier de ces questions. Entre 2008 et 2010, il avait été le ministre de l’énergie et du climat dans le ‘cabinet fantôme’ de l’opposition conservatrice. Mauvais point: Greg Clark milite pour une poursuite de l’exploitation du charbon, à condition qu’il soit consommé dans des centrales dotées de systèmes de captage de CO2. Un dispositif incompatible avec les installations existantes.

Tous les sujets environnementaux sont désormais du ressort du ministère de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (Defra), dirigé par Andrea Leadsom. L’ex-secrétaire d’Etat à l’énergie s’était fait un nom dans le monde des énergies vertes en réduisant drastiquement les aides publiques aux renouvelables, dont Greg Clark est un fervent supporter.

Ironie du sort: l’ancien siège du Decc abrite le ministère chargé de négocier la séparation du Royaume-Uni et de l’Union européenne. Brexit for ever.

 

 



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