Terres rares: Vietnam et Japon contre le monopole chinois

Le 20 juin 2012 par Geneviève De Lacour
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Un accord de coopération a été signé entre le Vietnam et le Japon
Un accord de coopération a été signé entre le Vietnam et le Japon

Après un accord de coopération, concernant l’exploitation de terres rares, signé en 2010, Vietnam et Japon annoncent avoir inauguré un centre de recherche sur ces métaux. Il faut dire que le Vietnam possède d’énormes réserves de terres rares encore inexploitées et se classerait, en les exploitant, parmi les 10 premiers pays producteurs.

Les terres rares comprennent quelque 17 minéraux aux propriétés chimiques et électromagnétiques proches. Elles sont essentielles pour fabriquer ordinateurs, écrans, matériel audio, caméras et appareils photo, pièces automobiles, ampoules ou piles.

En mars dernier, les Etats-Unis, l'Union européenne, le Canada et le Japon ont poursuivi la Chine devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l’accusant de restreindre ses exportations. En fait, ils lui reprochent de chercher à faire monter les prix et de forcer les entreprises étrangères du secteur à se relocaliser en Chine pour gagner un accès aux terres rares.

La Chine extrait à elle seule plus de 95% des terres rares de la planète.

L’Empire du milieu affirme respecter les règles de l’OMC dans ses exportations. Le commerce par la Chine de ces métaux, indispensables à l'industrie, s'opère «dans le respect total des règles de l'OMC», affirme aujourd’hui 20 juin le directeur adjoint du département des terres rares au ministère chinois de l'industrie et des technologies de l'information.

«La Chine est prête à coopérer avec les parties concernées pour résoudre ce problème le plus vite possible», complète Gao Yunhu, en assurant que la Chine saurait aussi utiliser les règles de l'OMC pour sa défense. «La Chine aura recours de façon pragmatique aux règles de l'OMC pour protéger les droits et intérêts légitimes du pays.»

En 2011, le gouvernement chinois avait accordé des quotas d'exportation de 30.200 tonnes, mais seulement 18.600 t ont été exportées, selon le vice-ministre de l'industrie et des technologies de l'information Su Bo. La Chine justifie ces limitations par le fait que l’exploitation de ces métaux est particulièrement néfaste à l’environnement.

Tokyo est si inquiète de sa dépendance à la Chine dans ce domaine qu’elle a décidé de réagir et de s’associer au Vietnam. Selon les experts, la pénurie provoqué par le quasi-monopole de la Chine pourrait rapidement cesser à partir du moment où l’approvisionnement en terres rares se diversifie. «Il n’y a pas véritablement pénurie de terres rares mais ce sont plutôt les capacités de transformation des minerais qui restent insuffisantes», explique à BBC News, Tim Worstall, un expert britannique du sujet. Et celui-ci de préciser qu’il connaît trois projets «non chinois» qui pourraient aboutir dans les deux ou trois prochaines années et fournir 40% du marché mondial.

 

 



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