Tennis: menace sur le Grand Chelem

Le 22 janvier 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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C'est à Roland Garros où la température a le plus grimpé.
C'est à Roland Garros où la température a le plus grimpé.
Climate Central

Les climatologues le disent: les professionnels appelés à exercer leurs activités à l’extérieur devront supporter des conditions de travail de plus en plus difficiles. Sous le soleil du réchauffement climatique, il ne fera pas forcément bon être technicien du bâtiment, agriculteurs ou marin-pêcheur. Notamment en Asie et en Afrique, précise le 5e rapport du Giec[1].

Dans certaines régions, la pratique de certaines activités outdoor pourrait bientôt relever de l’exploit. A commencer par les sports d’hiver. L’an passé, une équipe internationale de scientifiques a esquissé l’avenir climatique des 19 stations ayant accueilli les olympiades d’hiver depuis 91 ans. Entre 1920 et 1950, rappelaient-ils, la température moyenne du mois de février tournait autour de 0,4°C. Depuis 2000, le thermomètre indique, pour la même période, une température de… 7,8°C.

Des olympiades d'hiver qui fondent

En se basant sur les scénarios du 5e rapport, Daniel Scott (université de Waterloo, Canada), Robert Steiger (université d’Innsbruck) et Peter Johnson (université de Waterloo) ont déterminé lesquels, parmi les 19 sites olympiques d’hiver, conservent une chance d’être sélectionnés.

Selon les efforts que nous produirons pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, les températures devraient y progresser d’environ 2°C d’ici 2050. Conclusion des chercheurs: seuls Turin (Italie), Nagano (Japon), Lillehammer (Norvège) et Lake Placid (USA) disposeront dans les prochaines décennies de conditions favorables à l’organisation des olympiades d’hiver. Exit Sochi, Chamonix, Grenoble ou Garmisch-Partenkirchen (Autriche).

Plus surprenant, le tennis est lui aussi menacé. Du moins, les 4 tournois du Grand Chelem: Paris (Roland Garros), Londres (Wimbledon), New York (Flushing Meadows) et Melbourne (Australie) qui tous sont organisés au printemps ou en été. L’an passé, lors de sa dernière édition, l’open d’Australie s’était déroulé sous une intense canicule qui avait déstabilisé nombre de joueurs. Des conditions que les Djokovic, Williams, Federer et autre Scharapova pourraient retrouver sur les cours.

Chaud sur les cours

Nos confrères du site spécialisé Climate Central ont reconstitué l’évolution des températures moyennes qui ont régné sur les cours des 4 tournois depuis 1968, année où le tennis est devenu une affaire de professionnels. Conclusion: les températures ont toutes connu une ascension phénoménale. En Australie, on mouille son maillot sous 28,3°C en moyenne, contre 26,6°C en 1968. A Wimbledon et à Flushing Meadows, le mercure a bondit de 3°C. Mais c’est Roland Garros qui décroche la coupe Davis du réchauffement, avec un bon de près de 5°C durant la première quinzaine de juin.

Cela influe-t-il sur le jeu? Pas encore directement. Quelques participants à l’open d’Australie 2014 avaient été traités pour des insolations. Depuis, les arbitres peuvent décider d’interrompre une partie quand la température atteint les 40°C.

 



[1] Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat

 



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