Téléphonie mobile: malaise à la CCTM

Le 23 septembre 2014 par Romain Loury
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A la CCTM, de la brouille dans l'air
A la CCTM, de la brouille dans l'air
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Rien ne va plus à la commission de concertation sur la téléphonie mobile (CCTM) de Paris, dont les associations ont claqué la porte mi-juillet, dénonçant un manque de concertation. La dernière réunion, qui a eu lieu lundi 22 septembre, s’est d’ailleurs tenue sans elles.

Juillet est un mois houleux pour la CCTM: en 2013, les quatre associations qui y siègent (Priartém, Robin des Toits, Agir pour l’environnement, Plateforme des associations parisiennes d’habitants) l’avait déjà quittée en pleine réunion pour protester contre «un ordre du jour surchargé», avec 100 projets d’antennes à examiner sur deux réunions.

«Notre parole ne servait plus à rien», déplore auprès du JDLE Janine le Calvez, présidente de Priartém, selon qui la CCTM n’est plus qu’une «chambre d’enregistrement».

Rebelote en juillet dernier, alors que la CCTM venait tout juste d’être dotée d’un nouveau président, Julien Bargeton succédant à Mao Peninou. «Nous espérions que cela irait mieux avec la nouvelle mandature», indique Janine le Calvez.

Seul bémol, le fait que Julien Bargeton soit adjoint en charge des finances à la mairie de Paris, la présidente de Priartém y voyant un «conflit d’intérêt majeur» sur le dossier de la téléphonie mobile.

Projet litigieux dans le 12e

Si les associations ont quitté la réunion du 15 juillet, c’est en raison d’un projet controversé, celui d’une antenne Orange dans la rue Abel (12e arrondissement). La mairie du 12e s’était déjà émue en avril 2013 du fait que l’antenne avait été installée suite à une autorisation délivrée avant l’entrée en vigueur, en décembre 2012, de la nouvelle Charte parisienne de la téléphonie mobile. A savoir sans aucune concertation locale.

Réexaminé lors de cette réunion, le projet a été avalisé par la CCTM, en désaccord avec les associations, qui ont dès lors décidé de quitter la réunion. «Un véritable casus belli», estime Janine le Calvez. Les associations, qui n’ont pas obtenu le rendez-vous qu’elles demandent à Anne Hidalgo, ont boycotté la réunion qui s’est tenue lundi 22 septembre.

«La seule chose qui pourrait nous faire revenir, c’est que le débat soit ouvert, que notre parole soit enfin prise en compte», déclare la responsable associative. Sollicités par le JDLE, ni la mairie de Paris, ni Julien Bargeton n’ont donné suite.



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