Téléphonie mobile: l’étude danoise critiquée par experts et ONG

Le 27 octobre 2011 par Geneviève De Lacour
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«L'étude danoise est entachée de sérieuses erreurs». Dans un communiqué, l'association Robin des toits, qui milite pour la sécurité sanitaire des technologies sans fil, réfute avec des experts les conclusions d'une étude danoise selon laquelle l'usage sur la durée d'un téléphone portable n'augmente pas le risque de cancer du cerveau.

Ces experts reprochent notamment l'absence de recherche sur l'utilisation des téléphones portables sur le long terme, rappelant qu'au vu du temps de latence d'environ 30 ans pour les tumeurs cérébrales, cet élément est crucial. La période de recherche était de 7 ans au plus et 1 an au minimum.

De plus, l'étude a exclu les utilisateurs professionnels, de loin les plus nombreux au Danemark depuis les années 1990 selon l'ONG, qui affirme que cela cause une distorsion de preuves.

Selon le professeur Dens Henshaw, spécialiste des effets des radiations sur l'homme à l'université de Bristol au Royaume-Uni, cité par l'ONG, les conclusions de l'étude sont sans valeur. Il a ajouté que les hypothèses émises par cette recherche ont conduit à des erreurs de classement sur 88% de la population danoise qui s'est servie d'un téléphone portable seulement après 1995. De telles conclusions erronées trompent le public et les autorités sur les dangers réels de l'exposition à la téléphonie mobile.

L'épidémiologiste américaine Devra Davis de l’Environmental Health Trust, également citée par Robin des toits, rappelle que «l'OMS n'avait pas retenu cette étude danoise pour son passage en revue des recherches sur les risques de cancer liés à l'utilisation des portables. Cette étude n'avait pas été considérée comme fiable».

Cette vaste étude dite étude «cohorte», conduite sur 18 ans au Danemark, a été publiée le 20 octobre dans la revue du British Medical Journal (voir
JDLE). Elle venait contredire l’avis des membres du Centre international de recherche sur le cancer (Circ), une agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), selon lequel l'usage des téléphones portables était peut-être cancérogène pour l'homme.

Le Circ a indiqué, fin mai, (voir
JDLE) avoir analysé toutes les études sur le sujet, dont certaines montrent un risque accru de gliome, un type de cancer du cerveau.


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