Téléphonie: les électrosensibles craignent la résorption des zones blanches

Le 01 septembre 2016 par Marine Jobert
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Les zones blanches, un Eden désormais disparu?
Les zones blanches, un Eden désormais disparu?
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La couverture du 1% de la population non encore connectée à la téléphonie mobilise opérateurs et pouvoirs publics. Un décret vient accélérer ce déploiement, à rebours des demandes des électrosensibles, qui se réunissent ce week-end.

Paru le 29 août dernier, un décret risque de chauffer un peu plus encore les oreilles des électrosensibles, qui tiennent leur réunion de rentrée ce 3 septembre en forêt de Rambouillet.

Dans le cadre du programme ‘Zones blanches centres-bourgs’ qui, depuis 2003, vise à résorber l’absence de couverture mobile, la loi Macron du 6 août 2015 a prévu de réformer les conditions financières auxquelles les collectivités territoriales mettent à disposition leurs infrastructures destinées à supporter des réseaux de téléphonie mobile dans les zones non couvertes en téléphonie mobile, pour l'ensemble des technologies (2G, 3G et 4G). En clair, le loyer que les communes et groupements de communes pourront percevoir pour les points hauts qui intéressent les opérateurs sera calculé, au plan national, sur la base de la différence entre les revenus et les coûts hors loyers, liés à l'exploitation de ces infrastructures, comme le précise le Code général des collectivités territoriales.

30 millions d’euros

L’observatoire des déploiements mobiles en zones peu denses, géré par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), estime que 1% de la population (soit 3.800 centres-bourgs) n’est pas aujourd’hui couvert par la 2G ou la 3G. Un nouveau recensement, réalisé en 2015 dans le cadre de la loi Macron, a identifié 268 nouveaux centres-bourgs, qui bénéficieront de ce récent calcul. L’Etat a d’ores et déjà dégagé une enveloppe de 30 millions d’euros pour financer ces points hauts, dont ‘France très haut débit’ détaille les modalités.

 

Parmi les revendications des électrosensibles, portées notamment par l’association Priartem[1], figure la mise en œuvre d'une «réelle politique de sobriété et d'assainissement électromagnétiques». Une demande peu compatible avec la résorption des zones blanches.



[1] Priartem: Pour une réglementation des implantations des antennes-relais de téléphonie mobile

 



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