Tchernobyl, c’est pas bon pour les arbres

Le 23 août 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le biologiste américain Timothy Mousseau.
Le biologiste américain Timothy Mousseau.
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Exposés à d’importants niveaux de radiations chroniques, les arbres peuvent voir leur croissance ralentie. Explications.

Les travaux sur les conséquences d’une exposition chronique de la faune et de la flore aux radiations sont peu nombreux. Et, à cet égard, Timothy Mousseau (université de Caroline du Sud, Etats-Unis) et Anders Pape Moller (université Paris-Sud) sont de dangereux récidivistes. Régulièrement, les deux biologistes présentent les conclusions d’observations faites dans la région de Tchernobyl sur des populations de mammifères, d’insectes, d’arachnides, d’amphibiens, de reptiles et d’oiseaux.

Les pins contaminés

Publié il y a quelques jours dans la revue Trees, leur dernier article porte, cette fois, sur les arbres. Avec des scientifiques ukrainiens et américains, les deux chercheurs ont estimé les impacts d’une contamination de pins sylvestres (Pinus sylvestres) au césium 137. Plusieurs années durant, l’équipe a évalué le bruit de fond radiologique de 15 stations situées aux alentours de la centrale nucléaire accidentée. Sur ces sites, la contamination variait d’un niveau quasi nul à près de 700 fois celui du bruit de fond naturel régional. Ils ont ensuite quantifié la contamination, intérieure et extérieure, d’une centaine de pins. Enfin, ils ont pris en compte les variations de la météo locale pour la période étudiée.

Une relation dose-effet bien établie

Conclusion: plus les arbres étaient contaminés, notamment les plus petits d’entre eux, plus les radiations ont foncé la couleur des anneaux de croissance. Les arbres ont aussi subi des retards de croissance, durant les trois années qui ont suivi l’accident. Cette dernière conséquence étant observable grâce au resserrement de leurs cernes (technique de la dendrochronologie). Pour Timothy Mousseau, pas de doute possible, il y a bien eu «une relation dose-effet négative entre la croissance des arbres et leur niveau de contamination interne».



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