Taxe carbone: Paris et Rome font pression sur Bruxelles

Le 16 avril 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le gouvernement français n’en démord pas. Il veut sa taxe carbone aux frontières de l’Union européenne. Et cette fois, il s’est trouvé un allié inattendu. Dans un courrier, qu’il co-signe avec le président du conseil des ministres italien, le président de la république appelle le président de la Commission européenne à relancer les études sur ce fameux «mécanisme d’ajustement aux frontières de l’Union européenne».

Pour les deux dirigeants, «disposer de ce mécanisme qui devrait e?videmment e?tre inclusif et non protectioniste, nous permettrait en effet de pre?venir le risque de fuite de carbone en incitant les pays tiers a? adopter des mesures de re?duction de leurs e?missions, par exemple dans le cadre de partenariats sectoriels.»

Pressés, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi attendent de la Commission qu’elle formule des propositions concrètes lors du prochain Conseil européen du mois de juin. Problème, cette taxe, qui doit frapper les importations des produits de pays ne luttant pas suffisamment contre le changement climatique, n’est pas du goût de tout le monde. Second exportateur mondial, l’Allemagne craint qu’en retour, les produits européens ne soient sanctionnés par les pays visés par la taxe, comme la Chine ou l’Inde. Une position partagée par le Royaume-Uni. De son côté, Bruxelles a déjà fait savoir qu’elle considérait le dispositif comme contraire aux règles de l’Organisation mondiale du commerce.

 

Consultez la lettre

 



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