Taxe carbone: le changement, c’est maintenant, mais pas ici

Le 08 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Sigbjørn Johnsen : le ministre qui taxe le carbone.
Sigbjørn Johnsen : le ministre qui taxe le carbone.

Oslo va alourdir ses taxes carbone. Dans son projet de budget pour 2013, le gouvernement travailliste norvégien annonce vouloir augmenter la fiscalité des émissions de CO2. Ce qui n’est pas surprenant. Entre 2005 et 2012, la fiscalité sur les rejets de gaz à effet de serre et l’utilisation de l’énergie s’est déjà accrue de 1,7 milliard de couronnes (228 millions d’euros), indique une note diffusée par le ministère royal des finances.

Conformément au livre blanc sur la politique climatique norvégienne, Sigbjørn Johnsen, le ministre des finances, prévoit de doubler la taxe sur les émissions de CO2 des plates-formes offshore installées sur le plateau continental. Statoil et ses concurrents devront donc débourser 400 couronnes (54 €) par tonne de gaz carbonique émise, contre 210 couronnes jusqu’à présent. Si elle est votée par le parlement, cette proposition rapportera 3,4 Md kr par an (460 M€). Elle fera augmenter de 0,96 kr le prix du litre de carburant (0,13 €). Cette manne servira à alimenter le fonds climatique, dont la dotation prévue est de 10 Md kr (1,34 Md €), qui servira à financer la décarbonisation de l’économie norvégienne.

La produit de la taxe carbone générale ne devrait progresser que de 4%, pour apporter au trésor 4,7 Md kr (630 Md €).

Les émissions des véhicules légers, émettant plus de 125 grammes de CO2/km, verront leur taxation progresser de 1,9%.

A noter aussi l’augmentation de 6,4% du produit de la taxe sur les rejets de HFC et de PFC (263 millions de couronnes inscrits au budget 2013), deux familles de très puissants gaz à effet de serre.

Le royaume scandinave prévoit de multiplier par 7, en 2013, le montant des aides allouées aux pays les plus vulnérables aux conséquences des changements climatiques. Oslo prévoit aussi de consacrer 630 Mkr (84,5 M€) à l’achat de crédits d’émission internationaux. Le tout à pression fiscale constante.



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