Surveillance maritime : l’information doit être partagée

Le 22 octobre 2010 par Célia Fontaine
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La Commission européenne a présenté le 21 octobre une feuille de route[1] pour améliorer l’efficacité de la surveillance des mers européennes.

Objectif affiché : répondre plus efficacement et en temps réel aux événements se produisant en mer, comme par exemple les accidents et les pollutions pétrolières. Pour y parvenir, il faudra mieux échanger les données recueillies par les garde-côtes des différents pays. Ces données portent autant sur la surveillance de l’environnement ou la prévention des pollutions que sur le contrôle des pêches et des frontières.

La feuille de route s’inscrit dans le cadre de la stratégie maritime intégrée de l’UE, qui avait été présentée à la suite du Livre vert de juin 2006.

La Commission a jugé nécessaire d’établir cette feuille de route car, selon elle, « les différentes autorités de surveillance à travers l’Europe n’ont pas suffisamment accès aux informations détenues par leurs homologues ».

Pour faciliter la coopération, il est prévu de mettre en place un échange électronique d'informations maritimes entre les différents secteurs et pays. Cet échange « se fera par l’intermédiaire d'un système numérique d'échange de données reposant sur des moyens de télécommunication modernes et sécurisés », précise le communiqué de la Commission.

Quelques expériences-pilotes ont déjà été menées. Par exemple, le projet « Bluemassmed », lancé fin janvier 2010, pour deux ans. Il concerne 37 administrations de 6 Etats membres (Espagne, France, Grèce, Italie, Malte et Portugal), qui doivent améliorer leur partage d'informations. Durant sa première phase, le projet doit définir les besoins en termes d'échange d'informations, puis élaborer une liste de propositions techniques et juridiques. Une démonstration de mise en réseau de systèmes de surveillance maritime sera présentée en deuxième phase, en collaboration avec le monde industriel.

Le futur réseau prévu par la feuille de route, dénommé « Cise », doit passer par 6 étapes avant de pouvoir être effectif, en 2014. D’ici là, la feuille de route devra être affinée fin 2011.



[1] validée par les Etats membres de l’Union dans le cadre d’une consultation



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