Sûreté nucléaire: l’IRSN célèbre une bonne année… 2014

Le 17 décembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La France compte 58 réacteurs en exploitation, sur 19 sites.
La France compte 58 réacteurs en exploitation, sur 19 sites.

Il était temps! A quelques jours de la fin de l’année 2015, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) publie son rapport sur la sûreté et la radioprotection du parc électronucléaire français en… 2014.

 

Une année plutôt bonne, d’ailleurs, au regard des statistiques. Le nombre d’événements significatifs pour la sûreté (ESS)[1] est de nouveau en baisse: 646 ESS constatés en 2014, contre 734 en 2012, et 699 l’année suivante. Pour les experts de l’établissement dirigé par Jacques Repussard, ce bon résultat est essentiellement imputable à une question de plomberie: ces dernières années, bon nombre de robinets essentiels à la sûreté n’étaient pas conformes aux normes de tenue au séisme. Cela s’améliore.

gare au grand carénage

L’institut de Fontenay-aux-Roses relève aussi moins de «mauvais gestes de maintenance» (serrage insuffisant, pièce de rechange inappropriée, voire montage en sens inverse), même si ces derniers sont encore à l’origine de la moitié des ESS déclarés par EDF. «L’amélioration de la maîtrise de ces activités, qui nécessite une préparation rigoureuse pour une planification optimale, reste donc un objectif d’autant plus important pour EDF que le volume de maintenance va augmenter avec le grand carénage», note le rapport.

 

Le 12 décembre, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a accepté la démarche entreprise par Areva pour démontrer la sûreté du couvercle et du fond de la cuve de l’EPR de Flamanville 3. L’industriel pourra donc lancer une campagne d’essais, dont dépend l’avenir de la centrale. Le 7 avril dernier, l’ASN avait relevé de fortes concentrations de carbone dans l’acier de certaines parties de la cuve et du couvercle de l’EPR de Flamanville. Une anomalie qui amoindrit les propriétés mécaniques de cette pièce essentielle.

 

A surveiller également, les écarts d’exploitation des réacteurs lorsque ces délicates machines sont conduites manuellement. Lesquels peuvent entrainer un arrêt automatique du réacteur. Fort heureusement, «la moitié des événements de ce type sont détectés et corrigés en moins de 4 minutes», rappelle l’IRSN.

du scotch dans les tuyaux

Plus étonnant, les gendarmes «scientifiques» du nucléaire français ont trouvé du ruban adhésif dans les colonnes montantes d’eau alimentant les systèmes d’aspersion des enceintes des réacteurs des paliers 900 et 1.300 MW. Un petit défaut qui peut avoir de graves conséquences en cas d’incendie ou de canicule prolongée, comme en 2003.

 




[1] Un événement significatif pour la sûreté (ESS) peut engendrer des conséquences notables pour la sûreté des installations, comme la perte des instruments de contrôle de la pression dans le réacteur.

 



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus