Suicide : Renault condamné en appel

Le 19 mai 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Six ans après le suicide d’un salarié au tristement célèbre Technocentre de Guyancourt (78), le constructeur automobile a été condamné, aujourd’hui 19 mai, par la cour d’appel de Versailles pour «faute inexcusable».
 
Renault est poursuivi par la veuve d’un salarié qui, surchargé de travail et venant d’apprendre sa mutation en Roumanie, avait mis fin à ses jours en octobre 2006. Déprimé depuis de nombreux mois, devenu insomniaque, cet employé avait perdu 8 kilogrammes en quelques mois.
 
Comme en première instance, les magistrats ont estimé que l’employeur «aurait dû avoir conscience du danger auquel» son salarié «était exposé dans le cadre de son activité». L’entreprise a été condamnée à verser une rente à la famille de la victime.
 
«Cette décision de justice est importante et pointe explicitement la responsabilité des employeurs dans la mise en place d'organisations du travail pathogènes», estime l'union syndicale Solidaires dans un communiqué.
 
Au cours des mois suivants, deux autres employés du Technocentre s’étaient suicidés.
 
Dans un rapport, rendu en 2007, des inspecteurs du travail avaient établi un lien entre les trois suicides et l’ambiance générale de travail caractérisée par une forme de harcèlement dans le centre de Guyancourt.


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus